Bienvenue sur le site participatif de l'Inra

La mise en débat des projets d’orientations de l’INRA, sur ce site participatif, a fait l’objet d’une grande mobilisation (10 000 internautes du monde entier, près de 220 contributions, 37 « cahiers d’acteur »). Les faits marquants de cette consultation, reflétant les lignes forces des contributions apportées sur le blog ainsi que par les partenaires réunis en ateliers, sont résumées dans la note jointe.

Ce que nous retenons de cette consultation :

  • un intérêt marqué pour les futures orientations proposées pour l’INRA. La volonté de développer des approches intégratives sur les champs de l’agriculture, l’alimentation et l’environnement, est confortée.
  • des suggestions dont certaines ont été prises en compte dans l’expression des priorités du document d’orientation, avec, pour n’en citer que quelques unes :
    • l’affirmation du rôle central des acteurs dans les démarches de recherche,
    • l’acuité du contexte socio-économique des systèmes de production,
    • le développement de systèmes alimentaires sains mais également durables,
    • le rappel d’un couplage indispensable entre expérimentation, observation et modélisation.

Cette consultation conduit, plus généralement, à un enrichissement des réflexions de l’INRA sur tous les champs de ses missions.

Ayant fait l’objet, en parallèle, de discussions dans chacun des centres, entre la direction et les agents de l’INRA, et après avis du conseil scientifique et du comité technique paritaire, les orientations 2010-2020 ont été adoptées, le 18 juin, par le Conseil d’administration.

Dans sa rédaction finale, le document d’orientation sera rendu public en septembre 2010.

Je tiens à remercier toutes celles et tous ceux qui nous ont apporté leur point de vue, utile à l’INRA, pour relever les défis alimentaires, agricoles et environnementaux. > Synthèses des contributions INRA 2014


Marion Guillou

// Contributions

Fil des commentaires de cet article

n°29
Par Michèle Pappalardo // vendredi 05 mars 2010 // 12:44
Agent / Représentant des pouvoirs publics (ministères, agences…)

Michèle PAPPALARDO, Commissaire générale au Développement durable

• Globalement, ces éléments montrent que la préoccupation du développement durable au sens large est bien prise en compte par l’INRA, sur les plans de l'amont agricole et de l'aval alimentaire. Ils font largement écho aux orientations politiques du Grenelle de l’Environnement. Les travaux de l'INRA sont essentiels pour l’atteinte des objectifs du Grenelle par exemple en matière de réduction de pesticides, de gestion de la biodiversité notamment pour les territoires agricoles et forestiers.
• Le CGDD partage l'objectif et soutient l'ambition d'aller vers une agriculture qui reste productive et rentable, et qui intègre davantage l'environnement (local et global) et les consommations de ressources naturelles (eau, sols, biodiversité) dans ses décisions de production.
• Aussi, à la lecture du document portant sur les axes scientifiques qui formeront le contrat d'objectifs de l'INRA pour la période 2010-2014, le CGDD soutient fermement l'Institut dans sa volonté de travailler en vue d'une agriculture et d'un élevage plus durables à des échelles variées : parcelle, exploitation agricole, territoires, monde.
• La proposition de l’INRA :
? met particulièrement l’accent sur cinq thématiques – les services environnementaux, les transitions alimentaires, le changement climatique, l’utilisation du carbone de la biomasse et la sécurité alimentaire mondiale
? fait le choix d'approches pluridisciplinaires intégrées et renforce ses compétences en modélisation prédictive
? souligne la multiplicité des enjeux environnementaux et insiste sur le rôle des nouveaux indicateurs du développement durable.
• Le CGDD prend note avec intérêt de la mise en avant d'axes de recherche « relativement » nouveaux : « Transitions alimentaires » ; « Carbone renouvelable pour la chimie et l’énergie » ; « Renforcer les capacités de prédiction en biologie et écologie ».
• L'investissement de l'INRA dans les sciences économiques et sociales est également très appréciée par le CGDD dans la mesure où elle contribuera à une meilleure compréhension des processus collectifs favorisant ou freinant l'émergence et la diffusion de progrès techniques et environnementaux des pratiques agricoles et d'élevage nécessaires dans un avenir proche comme à moyen terme.

CGGD-INRA.pdf
n°30
Par Coordination Rurale // vendredi 05 mars 2010 // 18:53
Acteur / partenaire agricole

Vous trouverez en pj la contribution de la CR pour les orientation de l'INRA 2010-2014, qui présente nos analyses et propositions.

Position-CR-priorites-INRA-2010-2014.pdf
n°31
Par CNIEL // mercredi 10 mars 2010 // 13:39
Acteur / partenaire agricole

Contribution du CNIEL à la discussion sur les futures priorités scientifiques de l’INRA

Contribution-CNIEL.doc
n°32
Par jeane72 // samedi 13 mars 2010 // 10:23
Citoyen intéressé par les enjeux de recherche

- poursuivre les recherches sur es ogm de laboratoire, stricement confinés, permettant la mise au point de médicaments (mucoviscidose, insuline etc... )
- proscrire absomument les ogm en milieu ouvert, privilégier la sélection dite traditionnelle par hybridations, recours aux variétés oubliées qui étaient bien adaptées au terrain et ne nécessiataient pas autant d'intrants et d'amendements,
- remettre à disposition des professionnels les dites variétés traditionnelles, rompre la main mise des semenciers sur le monde agricole
- recréer la biodiversité agricole,
- etc etc etc....

Réponse :Sans nul doute, les variétés de demain, plus généralement les pratiques et les systèmes agricoles, devront être (mieux) adaptés aux conditions locales des milieux, valorisant au mieux leurs services (cf. priorités 1 et 2). Les progrès récents dans les méthodes de la génétique devraient permettre de sélectionner sur un plus grand nombre de caractères, y compris des caractères environnementaux, et de proposer des variétés mieux adaptées à la diversité des milieux et à un ensemble d'objectifs, économiques et environnementaux. En écho plus direct avec vos commentaires, je m'autoriserai néanmoins à conseiller la prudence, pour ne pas dire la méfiance. Il faut en effet se méfier des solutions définitives et des jugements normatifs. Nul ne contestera (du moins, je l'espère) l'intérêt à conjuguer performances économiques, sociales et environnementales. Relever ce défi est néanmoins un réel challenge. Outre qu'il exige un effort de toute la chaine recherche - formation - développement - acteurs, il implique aussi de ne pas laisser croire qu'il existe une solution de portée universelle et générale. Les solutions au défi seront multiples et adaptées aux conditions locales. Elles seront trouvées à condition de ne pas exclure a priori tel ou tel levier, tel ou tel progrès quel que soit son origine, etc. Elles seront trouvées à condition d'adhésion de tous, sans exclure a priori tel ou tel.

Bien cordialement

Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA

n°33
Par ml // samedi 13 mars 2010 // 22:54
Membre / Représentant d’une association de défense de la nature/environnement

Pour ce qui est de la minimisation des risques environnementaux, une étude approfondie des pratiques ancestrales et leur actualisation semble nécessaire. Il faut en finir avec les pesticides et la monoculture. Au contraire il faut étudier l'action de produits naturels tel le purin d'ortie et la protection mutuelle entre cultures différentes.

Réponse :Conjuguer performances économiques, sociales et environnementales est un défi d'ampleur. Le relever exige un effort de toute la chaine recherche - développement - formation - .acteurs. Il est plus que vraisemblable qu'il n'y a pas une solution unique, de portée universelle, à ce défi, mais des solutions diversifiées, adaptées aux conditions locales (physiques, climatiques, agronomiques, sociales, économiques, etc.). Dans ce contexte, les savoirs des acteurs sont une ressource précieuse qui ne doit pas cependant laisser croire qu'ils constituent l'unique solution.

Bien cordialement

Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA

n°34
Par DUVAL // lundi 15 mars 2010 // 00:49
Acteur / partenaire agricole

Je suis agriculteur et abonné à la Recherche (j 'y ai trouvé l'adresse de votre consultation)ou j'ai rarement vu des articles venant de l'INRA. bref je ne sais pas grand chose sur vos sujets de recherche. J'ai quand meme l'impression qu'il ne me concerne pas beaucoup.
Je vois beaucoup de sujets concrets à étudier
Les produits phytos dont j'aimerais bien pouvoir me passer un jour pour mon porte monnaie , ma santé et accessoirement mon image de pollueur. Des recherches (indépendantes des firmes) menées sur des céreales resistantes aux champignons existent elles ? Il existe aussi parait il une capacité des plantes à ce défendre des autres plantes (je ne connait pas le terme scientifique) ceci est il étudié par l'INRA.
Je m'étonne moi qui suit éleveur du peu d'intéret que l'on porte au plantes candidates pour remplacer le soja (dont l'image n'est pas tres glorieuse). existe t'il des recherches pour par exemple augmenter le rendement du lupin à l'INRA.
On nous accuse régulierement d'utiliser les antibiotiques à tort et à travers. Existe t'il des recherches pour par exemple trouver des tests simples qui permettrait de déterminer qu'elle bactérie et à l'origine de l'infection sur un animal. Existe t'il tout simplement des travaux (hors firmes)pour trouver des remplaçants aux antibiotiques.
Ou en est on des biocarburants de deuxième génération élaboré directement avec de la cellulose qui permettront peut-etre d'utiliser la paille, le bois et des sous produit non concerné par l'alimentaire.

Réponse :Le fait que vous écriviez que nos sujets de recherche 'ne vous concernent pas beaucoup' est surprenant, si ce n'est inquiétant, pour l'organisme auquel j'appartiens dans la mesure où vous êtes agriculteur, en outre très intéressé, si j'en crois le début de votre message, par les questions de science et de recherche. Il m'est hélas difficile de poursuivre le dialogue faute de bien comprendre le pourquoi de ce jugement qui en outre est, au moins pour partie, contredit par la suite de votre message. Je crois alors deviner qu'il y a derrière ce jugement, une critique de la mise à disposition, de la diffusion et de la vulgarisation des résultats des recherches menées à l'Inra car en écho à vos questionnements, nous menons des recherches sur les résistances aux maladies et ennemis des cultures, sur des espèces 'alternatives' au soja et des systèmes d'élevage ayant moins recours à ce dernier, sur les maladies des animaux dans toutes leurs dimensions, sur les biocarburants de deuxième génération (qui en passant, même s'ils exploitent les parois, peuvent aussi poser des questions de concurrence indirecte avec l'alimentaire, via la concurrence pour l'allocation des terres dès lors que la biomasse provient de plantes dédiées), etc. Je vous invite à consulter le site web de l'institut pour un aperçu de nos recherches (http://www.inra.fr/ ). Ce site web est en cours de refonte, un des objectifs de la rénovation étant précisément de faire en sorte que l'information mise à disposition soit plus facilement accessible. N'hésitez pas à nous faire part de vos commentaires et observations, même critiques !

Bien cordialement

Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA

n°35
Par Anonyme // lundi 15 mars 2010 // 16:28
Personnel / scientifique de l’INRA

L'agriculture et les agriculteurs doivent de plus en plsu négociés leurs pratiques avec d'autres, collectivités, agences de l'eau, associations . Dans les priorités de recherches , le "avec qui" et "pour qui" l'INRA travaille est peu explicité dans les formulations alors que la science a de plus en plus à travailler et expliciter son lien à la société.

Réponse :D'accord avec vous, et la présente consultation est une des réponses à ce lien science - société. Au 'pour qui nous travaillons », je répondrai pour l'ensemble de la société puisque nous sommes un organisme de recherche public financé par des fonds publics. Au 'avec qui nous travaillons », je répondrai de la même façon.

Bien cordialement

Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA

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