Bienvenue sur le site participatif de l'Inra

La mise en débat des projets d’orientations de l’INRA, sur ce site participatif, a fait l’objet d’une grande mobilisation (10 000 internautes du monde entier, près de 220 contributions, 37 « cahiers d’acteur »). Les faits marquants de cette consultation, reflétant les lignes forces des contributions apportées sur le blog ainsi que par les partenaires réunis en ateliers, sont résumées dans la note jointe.

Ce que nous retenons de cette consultation :

  • un intérêt marqué pour les futures orientations proposées pour l’INRA. La volonté de développer des approches intégratives sur les champs de l’agriculture, l’alimentation et l’environnement, est confortée.
  • des suggestions dont certaines ont été prises en compte dans l’expression des priorités du document d’orientation, avec, pour n’en citer que quelques unes :
    • l’affirmation du rôle central des acteurs dans les démarches de recherche,
    • l’acuité du contexte socio-économique des systèmes de production,
    • le développement de systèmes alimentaires sains mais également durables,
    • le rappel d’un couplage indispensable entre expérimentation, observation et modélisation.

Cette consultation conduit, plus généralement, à un enrichissement des réflexions de l’INRA sur tous les champs de ses missions.

Ayant fait l’objet, en parallèle, de discussions dans chacun des centres, entre la direction et les agents de l’INRA, et après avis du conseil scientifique et du comité technique paritaire, les orientations 2010-2020 ont été adoptées, le 18 juin, par le Conseil d’administration.

Dans sa rédaction finale, le document d’orientation sera rendu public en septembre 2010.

Je tiens à remercier toutes celles et tous ceux qui nous ont apporté leur point de vue, utile à l’INRA, pour relever les défis alimentaires, agricoles et environnementaux. > Synthèses des contributions INRA 2014


Marion Guillou

// Contributions

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n°8
Par Nève Sylvie // lundi 08 février 2010 // 16:11
Membre / Représentant d’une association de défense de la nature/environnement

Bonjour,
Je suis agricultrice laitière "bio". Je suis membre d'une association de défense des petites agricultures "CERES SOLIDARITE" de l'Oise.
J'interviens pour mettre le grain de sable dans votre questionnement mondial. Qu'en est-il de la localité, des acteurs locaux et surtout des activités dépendantes des fermes... Comment faire fonctionner de gros systèmes agricoles en prenant en compte l'activité locale, le chômage, le bien être humain et animal, le respect des interactions biologiques air/terre/les êtres vivants animaux/végétaux...
Comment l'agriculture peut vivre autrement qu'à crédit ?
On parle de décroissance.... Ne serait-ce pas une piste intéressante pour la survie planétaire ?
Beaucoup de questions à débattre... Aucune réponse simple. Merci de prendre en compte la parole citoyenne féminine et maternelle pour vos débats prochains.

Réponse :Ce n’est effectivement pas simple. Plusieurs recherches développées à l’INRA portent sur ce que vous nommez activités et acteurs locaux, notamment au sein des départements SAE2 (http://www.inra.fr/esr/ ) et SAD (http://www.inra.fr/sciences_action_developpement/ ) : travaux sur les circuits courts, les marchés locaux du travail, l’agriculture périurbaine, les politiques de développement territorial, etc. Je vous invite également à consulter les travaux menés dans le cadre du programme pluridisciplinaire Pour et Sur le Développement Régional (PSDR), développé en collaboration avec les acteurs locaux du développement, agriculteurs et non agriculteurs, et les Conseils Régionaux de dix régions administratives (http://www.inra.fr/les_partenariats/recherches_pour_et_sur ). Plus généralement, vos questions et remarques portent sur la difficulté de concilier économie, social et environnement., en d'autres termes les difficultés d'assurer un développement durable. Les différentes priorités ici soumises à consultation s'inscrivent, de façon générale, dans cette perspective de contribuer à faire en sorte qu'au delà des mots, le développement durable soit disons un peu plus concrètement mis en œuvre au niveau des actes individuels et collectifs, comme des politiques publiques.

Bien cordialement

Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA

n°9
Par Etienne_06 // mardi 09 février 2010 // 18:58
Citoyen intéressé par les enjeux de recherche

Bravo pour votre initiative et la clarté de votre site, très bien réalisé.

J'espère que vous retiendrez l'ensemble des avis des internautes et notamment le mien car dans l'affolement médiatique depuis ces derniers années, l'agriculture Biologique semble passer parfois pour la panacée et l'agriculture moderne (parfois appelée intensive ou OGM) placée au Pilori.

En tant qu'organisme public d'état, je pense que vous les mieux placés, de part vos compétences et votre expertise afin de nous donner aussi votre avis sur l'utilisation des outils actuels et futurs de sélections végétales, y compris ceux impliquant la transgénèse. Il me parait complètement hallucinant, et je pèse mes mots, de ne pas trouver d'application de ces outils de sélection qui permettent d'atteindre certains des objectifs fixés par la "société civile" telle que la réduction des intrants ou l'adaptation au changements climatiques.

Agronome de formation, je ne peux concevoir la vie dans une société ou le diktat de la Biodiversité, de la décroissance et du tout Biologique obscurcissent les dures réalités techniques et économiques de l'agriculture française actuelle.

Réponse :Merci pour vos compliments. Votre message relève plus d’un point de vue, par ailleurs très clairement exprimé, que d’une réelle question. Mais je ne crois pas qu’il soit juste de parler de dictat de la biodiversité ou du tout biologique comme il n’est pas juste de parler, à l’autre extrême si j’ose dire, de dictat du productivisme ou du tout biotechnologique. En tout état de cause, la recherche doit se méfier de tout dictat, quel qu'il soit. Les défis qui nous attendent sont grands, nul ne le contestera. Les relever exigera, outre de l'imagination et de la volonté, des recherches plurielles au sens où il n'y aura pas une solution unique, de portée universelle, mais des solutions adaptées aux caractéristiques locales. Dans cette perspective, le recours aux biotechnologies, qu'il convient bien sûr de ne pas assimiler aux seuls OGMs (les deux termes ne sont pas synonymes), fera partie de la palette des solutions à mettre en œuvre. Tout comme il nous faudra développer des recherches pluridisciplinaires, intégrées et systémiques, sur par exemple des systèmes de production renouvelés conjuguant performances économiques, sociales et environnementales (cf. priorité 1) ou protégeant et valorisant les services éco-systémiques (cf. priorité 2).

Bien cordialement

Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA

n°10
Par bouquery jm // jeudi 11 février 2010 // 16:17
Autre

Va pour 7....dont on peut tricoter autrement chaine, trame et mailles, et y faire place à élevage sinon à animal, à mer...et, impératif essentiel, qu'il faut INSEMINER de l'EXISTENCE du SUJET qui travaille, apprend, consomme, élit ou refuse. L'Agriculture est autre et moindre que l'ensemble des agriculteurs, les entreprises ne sont pas une boîte noire dans une matrice, les territoires se construisent et s'entremêlent, les entités de vie et de choix des individus évoluent. Une priorité pour que la recherche se parle et nous parle est de ne pas oublier chairs, glèbe, émotions,..... abstraction pas castration.
Il peut sans doute être fait appel à la créativité des collectifs organisés et associatifs, d'une part, pour s'approprier et traduire les attendus implicites et les termes proposés de ces priorités et, d'autre part, pour suggérer des méthodes d'intégration et démarches de structuration qui ouvriront sur les moments d'évaluation qui viendront...

Réponse :On peut associer diverses 'histoires' plus ou moins heureuses au chiffre 7. Mais il n'y a rien de 'malin' ou 'd'implicite' derrière le fait que nous ayons proposé une consultation sous forme de 7 priorités. Pour le reste de votre message et sous réserve que je l'ai bien compris, d'accord avec vous pour reconnaître qu'un défi majeur est celui de l'intégration des connaissances.

Bien cordialement

Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA

n°11
Par Alexandre U // vendredi 12 février 2010 // 21:22
Agent / Représentant des pouvoirs publics (ministères, agences…)

Bravo pour cette initiative. c'est du jamais vu en France !

n°12
Par pierre rg // samedi 13 février 2010 // 16:32
Autre

Bonjour merci pour ce droit a la parole.
en temps que viticulteur alsacien je souhaiterai que vous montez des programmes sur l étude comparative de la biodynami de la biologie et de la viticulture traditionnelle et ceux sur l 'activité et la gestion des éléments de nos sol( eau ,biomasse ,symbiose racine activités biologique et minéraux....). de l'adaptabilité la plante(réaction aux température ,eau, réactivités au pyto, pourquoi tous ces éllisiteur comme l' ortie, l' osier,la prêle, la camomille la valériane,la silice dynamiser, le compos de bouse,le petit lait .... réagisses très favorablement sur la qualité du végétal et des vins) . des différents éléments constituent le vin ( le pois de cendre diffèrent ,la salinité des vin est différente....)
la communauté scientifique ne peu plus ignore toutes ces pratiques de la viticulture de demain ou du monde agricole car en alsace nous avons plus de 10% du vignoble certifier en bio
a quand ?des vrai étude scientifique comparant la biodynami en globalité et part activité au reste des autre pratique agricole ainsi vous pouvez nous aidez a améliorer nos connaissances et améliorer notre qualité des produit de notre goût de nos vins et de notre harmonie a vivre ensemble et ci vous ne voulez pas ou ne pouvez pas le faire d' autre pays devrons le développerons avec d' autre inter ait
autre sujet :
-la connaissance du monde du vivent dans nos sol agricole et viticole ( moins de pb d' érosion , de croissance de la plante ,de qualité des fruits....)
-étude du climat a travers les influence des marré des position, des constellations, des planètes... d'où une meilleur gestion des intrants...
-étude sur les maladie du bois esca, eutypiose ou même le mildiou ...
-étude des causes de la difficulté fermantabilitre des jus de raisin issu d'une production de raisin a petit rendement pour obtenir des vins sec...
cordialement

Réponse :Votre commentaire fait écho à la priorité 1 qui de façon simplifiée vise à définir les recherches à développer / renforcer pour des systèmes et des pratiques agricoles (ici appliquées à la viticulture) conjuguant performances économiques, sociales et environnementales. Plusieurs recherches menées au sein de l'Inra apportent déjà des éclairages aux (très nombreux) points que vous mentionnez. Pour aller plus loin, nous travaillons actuellement au montage d'un Groupement d'intérêt scientifique (GIS) viti-vinicole associant les partenaires de façon à coordonner les priorités de recherche - développement, dont la protection de la vigne contre ses différents ennemis. L'expérience acquise dans le cadre de deux opérations similaires portant sur les légumes (GIS PIGLEG, http://www.picleg.fr/ ) et les grandes cultures (GIS GC-HP2E, http://www.inra.fr/les_partenariats/collaborations_et_partenaires/monde_agricole_et_rural ) nous sera précieuse dans cette perspective.

Bien cordialement

Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA

n°13
Par chercheur pas politiquement correct // lundi 15 février 2010 // 20:46
Membre de la communauté scientifique (nationale ou internationale) hors INRA

Développement durable, changement climatique, etc, tout le politiquement correct y passe (et donc surtout pas les OGM : il ne faudrait pas déplaire en haut lieu).
Un institut de recherche peut-il être dans l'air du temps et en même temps innover ?
Les plus grand instituts de recherche au monde sacrifient-ils aux illusions du conformisme de la démocratie participative ou sortent-ils des sentiers battus ?
Faut-il flatter les 'citoyens' (comprendre le lobby de l'écologie d'idéologie) ou motiver les chercheurs ?

Réponse :Si être dans l’air du temps (pour reprendre votre expression), c’est tenir compte des différents avis, fussent-ils contradictoires, alors oui, l’INRA est dans l’air du temps. Et la créativité peut aussi émerger de la confrontation des points de vue, cette confrontation étant sans nul doute un moyen de se prémunir contre toute idéologie, quelle qu’elle soit.

Bien cordialement

Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA

n°14
Par Anonyme // mardi 16 février 2010 // 13:47
Personnel / scientifique de l’INRA

Pour moi, je classe ces six priorité par ordre décroissant d'intérêt: 2,6,5,4,1.
1 et 7 et 3 me semblent identiques, je ne trouve pas sain cette duplicité.

Réponse :A ce stade, il n'y a pas de hiérarchie au niveau des différentes priorités soumises à consultation. Je ne comprends pas pourquoi vous parlez de duplicité au niveau des priorités 1, 3, et 7, duplicité qui en outre, faute aggravante, ne serait pas saine. Je viens de relire, et le contexte sous-jacent à ces 3 priorités et les questions de recherche mises en avant pour les relever. Franchement, elles ne me semblent pas identiques. Elles sont en revanche complémentaires et assurer leur cohérence est aussi un défi. Je répondrai avec plaisir si vous m'expliquez au moins un peu pourquoi les trois priorités que vous pointez vous semblent identiques.

Bien cordialement

Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA

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