Participer à INRA 2014 - Priorités scientifiques en agronomie et agriculture - recherche alimentation biologie et environnement
La mise en débat des projets d’orientations de l’INRA, sur ce site participatif, a fait l’objet d’une grande mobilisation (10 000 internautes du monde entier, près de 220 contributions, 37 « cahiers d’acteur »). Les faits marquants de cette consultation, reflétant les lignes forces des contributions apportées sur le blog ainsi que par les partenaires réunis en ateliers, sont résumées dans la note jointe.
Ce que nous retenons de cette consultation :
- un intérêt marqué pour les futures orientations proposées pour l’INRA. La volonté de développer des approches intégratives sur les champs de l’agriculture, l’alimentation et l’environnement, est confortée.
-
des suggestions dont certaines ont été prises en compte dans l’expression des priorités du document d’orientation, avec, pour n’en citer que quelques unes :
- l’affirmation du rôle central des acteurs dans les démarches de recherche,
- l’acuité du contexte socio-économique des systèmes de production,
- le développement de systèmes alimentaires sains mais également durables,
- le rappel d’un couplage indispensable entre expérimentation, observation et modélisation.
Cette consultation conduit, plus généralement, à un enrichissement des réflexions de l’INRA sur tous les champs de ses missions.
Ayant fait l’objet, en parallèle, de discussions dans chacun des centres, entre la direction et les agents de l’INRA, et après avis du conseil scientifique et du comité technique paritaire, les orientations 2010-2020 ont été adoptées, le 18 juin, par le Conseil d’administration.
Dans sa rédaction finale, le document d’orientation sera rendu public en septembre 2010.
Je tiens à remercier toutes celles et tous ceux qui nous ont apporté leur point de vue, utile à l’INRA, pour relever les défis alimentaires, agricoles et environnementaux. > Synthèses des contributions INRA 2014
// Contributions
Fil des commentaires de cet article
Par ITAB // samedi 10 avril 2010 // 19:43
Acteur / partenaire agricole
Veuillez trouver ci-joint la contribution de l'ITAB à la consultation de l'INRA sur les priorités scientifiques 2010-2014.
Alain Delebecq, Président de l'ITAB
Par Louis-Marie Broucqsault, FNAMS // samedi 10 avril 2010 // 20:40
Acteur / partenaire agricole
Merci à l’INRA, au nom des Agriculteurs Multiplicateurs de Semences, de réaliser ce blog de consultation auprès de la société civile.
La production de semences de qualité est essentielle pour à la fois sécuriser notre alimentation et atteindre les objectifs du Grenelle de l’environnement.
Concernant la filière semences, deux enjeux majeurs vis-à-vis de la recherche publique ont été identifiés pour répondre aux objectifs d’une agriculture durable en France et en Europe :
Le premier enjeu est la maitrise des bioagresseurs dans les cultures. Pour lutter convenablement contre ceux-ci, il convient de savoir les caractériser tant du point de vue de leur détection (diagnostic) que de leur biologie et de leur épidémiologie. Nous constatons aujourd’hui une difficulté d’expertise qui pourrait croitre dans les années à venir. Or, cette expertise s’avère absolument nécessaire pour concevoir une protection phytosanitaire intégrée s’inscrivant dans les systèmes de production futurs.
Le deuxième enjeu concerne la qualité physiologique des semences, notamment vis à vis de la germination et de la croissance des plantules. Une semence de qualité est en effet un levier puissant pour la réussite agronomique des cultures. Une amélioration significative des connaissances scientifiques dans ce domaine serait déterminante pour atteindre les objectifs économiques et environnementaux de l’agriculture de demain.
Par africain // samedi 10 avril 2010 // 23:12
Citoyen intéressé par les enjeux de recherche
Je suis surpris de voir l' énorme différence d' acceptation des OGM qu' on trouve d' une part en France (et quelques autres pays comme la Grèce et l'Autriche) et d'autre part dans d'autres pays: USA, Amérique du sud, Afrique du sud, Chine, et Inde (même s' il y a encore débat en Inde).
Il semble bien qu' il y ait en France un problème d' expérience historique (sang contaminé, vache folle etc. ) juridique (principe de précaution constitutionnel) qui déborde sur ce problème. Autre exemple : une peur du risque (vaccin hépatite) qui se retourne contre le citoyen non vacciné de ce fait. Evidemment, on peut dire que les Français ont raison, et les autres tort, mais c'est quand même assez improbable.
Il se pourrait donc bien qu 'en décidant a priori de se priver des OGM secrétant un insecticide naturel, biodégradable (et accepté en agriculture bio), la France commette une erreur néfaste pour les citoyens, laissant subsiter les insecticides chimiques.
Il est donc essentiel de continuer avec détermination les études et recherches sur les dangers éventuels des OGM pour la santé et l'environnement.
Réponse :Pour ce qui est de votre remarque sur la différence d'acceptation / acceptabilité des OGM selon les pays, plus généralement la question de l'acceptation / acceptabilité différentielle des risques selon les pays, je vous invite à consulter (notamment) les résultats des travaux de recherche menés au sein des deux départements SAD (http://www.inra.fr/sciences_action_developpement/ ) et SAE2 (http://www.inra.fr/esr/ ), plus spécifiquement au sein de leur unité commune (unité SENS : http://www.inra-ifris.org/ ), sur cette question.
Bien cordialement
Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA
Par INRA Toulouse // lundi 12 avril 2010 // 08:39
Personnel / scientifique de l’INRA
Contribution du Conseil scientifique du centre INRA de Toulouse
CSC-Toulouse.pdfPar Terre d'Abeilles // lundi 12 avril 2010 // 09:32
Membre / Représentant d’une organisation non gouvernementale
TERRE D’ABEILLES (ONG) préconise à l’INRA :
• D’orienter ses programmes de recherche en toute indépendance, en faveur d’une agriculture durable, respectueuse de la santé humaine et animale et de l’environnement. La sécurité alimentaire, sanitaire et environnementale devant être sa priorité, au détriment de toute autre considération.
• De développer des programmes ambitieux et pertinents visant à inverser la tendance et éviter l’usage de la technologie agro-chimique - contraire à toute notion d’agriculture durable, en faveur :
- De l’agriculture biologique
- De méthodes de culture alternatives, rotation des cultures, privilégiant la lutte intégrée, la chimie verte, etc…
- Du développement de cultures mieux adaptées à nos territoires, moins consommatrices d’eau, d’intrants, etc…
- Et de la réintégration des abeilles en tant qu’auxiliaires naturels et irremplaçables des cultures…
Ce, dans l’intérêt économique des agriculteurs (impact des abeilles sur l’économie agricole : > 30% du CA. Pollinisation = augmentation des rendements et amélioration de la qualité de bon nombre de productions : fruits – légumes – oléagineux – protéagineux …), et en faveur de la restauration de la biodiversité.
En pièce-jointe : l’ensemble des préconisations de Terre d’Abeilles.
Nous saluons l’initiative d’ouverture de l’INRA et proposons à Mme Marion GUILLOU et M. Hervé GUYOMARD d’envisager conjointement une rencontre avec les représentants de l’INRA et des apidologues et scientifiques spécialistes de l’abeille, afin de pouvoir présenter plus concrètement nos propositions.
Béatrice Robrolle-Mary,
Présidente de TERRE D’ABEILLES
Asso. loi 1901 déclarée d’intérêt général Actrice du Grenelle de l’Environnement et auteure du dossier, co-signé par la Fondation Nicolas Hulot : « Stopper le déclin de l’entomofaune pollinisatrice et mettre en œuvre un plan de relance de l’apiculture »
www.sauvonslesabeilles.com
Par ASTREDHOR // lundi 12 avril 2010 // 11:49
Membre de la communauté scientifique (nationale ou internationale) hors INRA
Réaction de l’Astredhor aux propositions de priorités ‘’Inra 2014’’
Madame la Directrice Générale,
Nous ne pouvons que nous réjouir de la consultation que votre Institut a ouvert et vous féliciter de cette initiative.
Des priorités scientifiques identifiées pour les prochaines années, a priori, apporteront globalement des réponses aux enjeux actuels. Ces priorités semblent bien correspondre aux attentes de la société et des acteurs de l’agriculture, et plus particulièrement pour ce qui nous concerne, l’horticulture.
Notre réaction à cette consultation porte plus particulièrement sur notre crainte que les travaux qui seront développés, ne concerneront que peu, voir pas, notre secteur d’activité.
En effet, si les grands secteurs de l’agriculture sont au cœur d’enjeux indéniables, pour l’alimentation et la santé humaine, la production d’énergie (…), des secteurs ‘’mineurs’’ comme celui de l’horticulture ne reste pas moins des secteurs porteurs d’espoirs économiques (8ème secteur sur 19 avec 4,4 % du C.A. des productions pour 0,07 % de la SAU agricole nationale) et sociaux (13 % de la M.O. permanente agricole).
? De fait, nous soutenons la priorité 1 des orientations Inra 2014, pour laquelle nous nous sommes nous même inscrit depuis plusieurs années, mais avec peu d’appui scientifique. L’énoncé dans cette priorité, de renforcer les compétences de l’Inra en ingénierie de transfert, de développement et d’adhésion de partenaires du développement, nourrissent notre espoir de pouvoir accéder plus amplement à des travaux de recherche dans le domaine de cette priorité.
Dans ce sens, les objets de recherche développés sur le système serre horticole, pourraient être élargies à toutes les composantes du système considéré, pour développer des approches systémiques complètes.
Pour les autres systèmes, hors sol de plein air et de pleine terre, le développement de stratégies de gestion intégrée nécessiterait le renforcement d’équipes qui travaillent sur des systèmes proches (Avignon, Alenya) pour accueillir et répondre à nos questionnements.
Sans attendre que les équipes soient mandatées pour travailler directement sur l’amélioration des espèces horticoles, le maintien d’équipes d’accueil pour l’encadrement d’agents du développement qui œuvrent à la sélection ou au développement de méthodologies génériques d‘amélioration des espèces horticoles, doit être affirmé dans les perspectives de la priorité. Ce soutient nous est d’autant plus important que des objectifs de réduction d’intrants et notamment de pesticides sont d’ores et déjà fixés (Ecophyto 2018).
Le développement de stratégies alternatives et ou intégrées, doit pouvoir conjointement s’appuyer sur des connaissances approfondies pour ce qui concerne les bio-agresseurs, les auxiliaires et le comportement des plantes aux facteurs biotiques et abiotiques, ce qui appelle ici aussi des référents scientifiques qui sont hélas de moins en moins nombreux.
? La priorité 6, qui prévoit notamment de favoriser des approches intégrées de modélisation, nous donne des espoirs d’appui méthodologiques pour le développement de telles approches sur nos systèmes de culture.
En effet, si nous avons la velléité de développer des modèles de nos systèmes de culture, c’est pour notamment mieux identifier l’implication de la variation d’une des composantes de ce système sur le produit final, la plante horticole ; pour mieux contrôler les intrants dans ces systèmes ; pour identifier des systèmes alternatifs.
Là aussi, la connexion entre nos équipes et les experts de ces travaux au sein de l’Inra seront à trouver.
En conclusion, nous retrouvons bien les questions de recherche qui nous occupent parmi les énoncés des priorités ‘’Inra 2014’’, avec une attente de l’accès aux travaux qui seront développés. Peut être que pour les travaux qui concernent l’horticulture, notre institut pourrait être associé aux réflexions qui conduisent à la définition des objets de recherche. La compréhension des travaux et de leurs résultats, l’adéquation des références avec les besoins du secteur, en serait probablement améliorées. La communication systématique et volontaire des chercheurs vers notre institut permettrait d’améliorer ce transfert.
Vous souhaitant bon travail, nous vous prions, Madame la Directrice Générale, de recevoir nos sincères salutations.
Pierre HABERSCHILL
Vice-Président de l’Astredhor
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Performances économiques, sociales et environnementales de l'agriculture
Risques environnementaux et services écosystémiques (eau, biodiversité…)
Transitions alimentaires
Carbone renouvelable pour la chimie et l'énergie
Agriculture et changement climatique
Capacités de prédiction en biologie et écologie
Sécurité alimentaire mondiale
Par FranceAgriMer // samedi 10 avril 2010 // 18:55
Agent / Représentant des pouvoirs publics (ministères, agences…)
Vous trouverez ci joint la contibution de FranceAgriMer à cet exercice utile et interessant de travail concerté sur les orientations de recherche.
INRA-orientations-2014-contribution-FranceAgriMer.pdfFranceAgriMer souhaite mettre en avant quatre demandes principales
- L’étude générale des modifications des systèmes agro alimentaire (production, transformation, commerce) dans un contexte de nouvelles attentes et de nouvelles concurrences ;
- L’étude spécifique de la compétitivité comparée des filières de production dans ce nouveau contexte ;
- Un besoin de travail sur les processus de transformation alimentaire, sur l’adaptation des produits aux demandes ;
- un travail méthodologique sur les question d’économie agricole et alimentaire en particulier sur les méthodes applicables en matière d’orientation des filières.
cf fichier joint