Participer à INRA 2014 - Priorités scientifiques en agronomie et agriculture - recherche alimentation biologie et environnement
La mise en débat des projets d’orientations de l’INRA, sur ce site participatif, a fait l’objet d’une grande mobilisation (10 000 internautes du monde entier, près de 220 contributions, 37 « cahiers d’acteur »). Les faits marquants de cette consultation, reflétant les lignes forces des contributions apportées sur le blog ainsi que par les partenaires réunis en ateliers, sont résumées dans la note jointe.
Ce que nous retenons de cette consultation :
- un intérêt marqué pour les futures orientations proposées pour l’INRA. La volonté de développer des approches intégratives sur les champs de l’agriculture, l’alimentation et l’environnement, est confortée.
-
des suggestions dont certaines ont été prises en compte dans l’expression des priorités du document d’orientation, avec, pour n’en citer que quelques unes :
- l’affirmation du rôle central des acteurs dans les démarches de recherche,
- l’acuité du contexte socio-économique des systèmes de production,
- le développement de systèmes alimentaires sains mais également durables,
- le rappel d’un couplage indispensable entre expérimentation, observation et modélisation.
Cette consultation conduit, plus généralement, à un enrichissement des réflexions de l’INRA sur tous les champs de ses missions.
Ayant fait l’objet, en parallèle, de discussions dans chacun des centres, entre la direction et les agents de l’INRA, et après avis du conseil scientifique et du comité technique paritaire, les orientations 2010-2020 ont été adoptées, le 18 juin, par le Conseil d’administration.
Dans sa rédaction finale, le document d’orientation sera rendu public en septembre 2010.
Je tiens à remercier toutes celles et tous ceux qui nous ont apporté leur point de vue, utile à l’INRA, pour relever les défis alimentaires, agricoles et environnementaux. > Synthèses des contributions INRA 2014
// Contributions
Fil des commentaires de cet article
Par xxx // mercredi 27 janvier 2010 // 18:32
Autre
Ce site est superbe.
Bravo pour cette initiative...
Par Charly // mercredi 27 janvier 2010 // 19:26
Citoyen intéressé par les enjeux de recherche
Très bonne initiative qui je l'espère fera avancer le schmilblick comme il le mérite.
Toutes mes félicitations pour ce projet que je suivrais attentivement.
Par Vallée // jeudi 28 janvier 2010 // 13:41
Agent / Représentant d’une collectivité territoriale française
bonjour,
en tant qu'élu d'une ville et d'une communauté d'agglomération nous sommes confrontés aux problèmes suivant :
défendre les trames vertes et les espaces agricoles (franges périurbaine) se trouvant à la périphérie des villes centre, gestion de ces espaces périurbains et des agricultures pratiquées en favorisant leur maintien voir leur conversion pour enrichir les circuits courts et la production de produits biologique (GRENELLE) ceci pour limiter l'artificialisation des terres agricoles,
réhabiliter des zones dégradées (carrières alluvionnaires, sites industriells...) en zones naturelles ce qui pose le problème de choix (que veut dire espaces naturels, besoins d'indicateurs de suivis...)
gestion des espaces verts pour contribuer à la sauvegarde de la biodiversité et contribuer à la réduction des émissions de Co2.
nous avons donc besoin de connaissances pluridisciplinaires pour gérer ces milieux .
Réponse :La question de l’artificialisation des sols agricoles pour cause d’emprise humaine croissante et de demandes de terres pour des usages non agricoles, notamment résidentiels, est une (très) bonne question, en particulier dans des pays rares en terres comme les pays de l'Europe de l'ouest. La question du maintien d'une agriculture et des agriculteurs dans la périphérie des villes est intiment liée. Dans cette perspective, je vous invite à consulter les actes du colloque sur l'agriculture périurbaine que nous avons organisé l'an dernier(http://www.inra.fr/ciag/colloques/agriculture_peri_urbaine ) : vous y trouverez des éclairages sur le thème. De façon plus générale, votre message pose la question de la prise en compte de dimension spatiale et territoriale dans les recherches sur le développement de diverses formes d'agriculture et des circuits de commercialisation des produits, plus généralement sur l'organisation dans l'espace des activités de production, de commercialisation, des choix de résidence : ces thématiques sont abordées, notamment, par les chercheurs des deux départements SAD et SAE2 : je vous invite à consulter les sites internet de ces deux départements pour plus d'informations (http://www.inra.fr/esr/ ) (http://www.inra.fr/sciences_action_developpement/ )
Bien cordialement
Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA
Par Aït Si Slimane // vendredi 29 janvier 2010 // 23:17
Citoyen intéressé par les enjeux de recherche
Intéressante votre démarche mais comment allez-vous exploiter et intégrer le fruit de cette consultation ?
Comment comptez-vous diffuser cette information afin de recueillir un maximum de participation ?
Quels autres organismes de recherche pratiquent ce type de démarche ?
J'espère que vous confierez le suivi de cette consultation à un organisme indépendant qui analysera les réponses en fonction des différentes catégories, et d'autres qui émergeront certainement. De telles données quantitatives et qualitatives seront précieuses pour les sociologues, politologues, etc.
Je reviendrai certainement pour m'exprimer sur les problématiques qui font l'objet de cette consultation.
Réponse :Merci pour vos encouragements. A notre connaissance, il s'agit la d'une première pour un organisme de recherche. Outre ce blog, nous consultons les partenaires (au sens large) disons plus directement, dans un cadre multilatéral (organisation d'une rencontre partenariale sur les orientations le 4 mars 2010 dans le cadre du Salon International de l'Agriculture) ou bilatéral. Parallèlement, la direction de l'Inra effectue un tour de France de ses implantations pour information directe des agents et recueil de leurs réactions. Enfin, les instances officielles de l'institut sont également consultées. Tous ces avis seront analysés pour définir une première ébauche du futur document d'orientation qui sera débattu dans les instances et proposée à nos tutelles (ministères). Enfin, le succès du blog faisant, nous travaillons à définir une méthode d'analyse des réponses, notamment en ayant recours aux outils de l'analyse textuelle.
Bien cordialement
Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA
Par BERSAC Patrice // vendredi 05 février 2010 // 15:54
Autre
Recourir à des variétés viticoles moins sensibles aux maladies.
La viticulture est grande consommatrice de produits phytosanitaires.
Elle ne peut réduire sa consommation aujourd'hui que par le recours à des produits bio-comptatibles car les variétés résistantes sont quasi-absentes de la liste officielle des cépages recommandés.
Ces variétés existent dans nos conservatoires (Espiguette et Vassal) et aussi chez nos voisins allemands et suisses. Il devient urgent de les proposer aux viticulteurs et de les faire admettre par les autorités française et à l'UE.
P. Bersac. Pdt des Vignerons franciliens réunis.
Réponse :De façon concrète, nous travaillons actuellement au montage d'un Groupement d'intérêt Scientifique (GIS) viti-vinicole associant les partenaires de façon à coordonner les priorités de recherche - développement, dont la protection de la vigne contre ses différents ennemis. L'expérience acquise dans le cadre de deux opérations similaires portant sur les légumes et les grandes cultures nous sera précieuse dans cette perspective.
(GIS PIGLEG, http://www.picleg.fr/ )(GIS GC-HP2E, http://www.inra.fr/les_partenariats/collaborations_et_partenaires/monde_agricole_et_rural )
Bien cordialement
Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA
Par BOMPARD // lundi 08 février 2010 // 13:28
Membre / Représentant d’une organisation non gouvernementale
Je vous communique une premier texte.
JP Bompard, délégué au développement durable CFDT
Par Nève Sylvie // lundi 08 février 2010 // 16:11
Membre / Représentant d’une association de défense de la nature/environnement
Bonjour,
Je suis agricultrice laitière "bio". Je suis membre d'une association de défense des petites agricultures "CERES SOLIDARITE" de l'Oise.
J'interviens pour mettre le grain de sable dans votre questionnement mondial. Qu'en est-il de la localité, des acteurs locaux et surtout des activités dépendantes des fermes... Comment faire fonctionner de gros systèmes agricoles en prenant en compte l'activité locale, le chômage, le bien être humain et animal, le respect des interactions biologiques air/terre/les êtres vivants animaux/végétaux...
Comment l'agriculture peut vivre autrement qu'à crédit ?
On parle de décroissance.... Ne serait-ce pas une piste intéressante pour la survie planétaire ?
Beaucoup de questions à débattre... Aucune réponse simple. Merci de prendre en compte la parole citoyenne féminine et maternelle pour vos débats prochains.
Réponse :Ce n’est effectivement pas simple. Plusieurs recherches développées à l’INRA portent sur ce que vous nommez activités et acteurs locaux, notamment au sein des départements SAE2 (http://www.inra.fr/esr/ ) et SAD (http://www.inra.fr/sciences_action_developpement/ ) : travaux sur les circuits courts, les marchés locaux du travail, l’agriculture périurbaine, les politiques de développement territorial, etc. Je vous invite également à consulter les travaux menés dans le cadre du programme pluridisciplinaire Pour et Sur le Développement Régional (PSDR), développé en collaboration avec les acteurs locaux du développement, agriculteurs et non agriculteurs, et les Conseils Régionaux de dix régions administratives (http://www.inra.fr/les_partenariats/recherches_pour_et_sur ). Plus généralement, vos questions et remarques portent sur la difficulté de concilier économie, social et environnement., en d'autres termes les difficultés d'assurer un développement durable. Les différentes priorités ici soumises à consultation s'inscrivent, de façon générale, dans cette perspective de contribuer à faire en sorte qu'au delà des mots, le développement durable soit disons un peu plus concrètement mis en œuvre au niveau des actes individuels et collectifs, comme des politiques publiques.
Bien cordialement
Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA
Par Etienne_06 // mardi 09 février 2010 // 18:58
Citoyen intéressé par les enjeux de recherche
Bravo pour votre initiative et la clarté de votre site, très bien réalisé.
J'espère que vous retiendrez l'ensemble des avis des internautes et notamment le mien car dans l'affolement médiatique depuis ces derniers années, l'agriculture Biologique semble passer parfois pour la panacée et l'agriculture moderne (parfois appelée intensive ou OGM) placée au Pilori.
En tant qu'organisme public d'état, je pense que vous les mieux placés, de part vos compétences et votre expertise afin de nous donner aussi votre avis sur l'utilisation des outils actuels et futurs de sélections végétales, y compris ceux impliquant la transgénèse. Il me parait complètement hallucinant, et je pèse mes mots, de ne pas trouver d'application de ces outils de sélection qui permettent d'atteindre certains des objectifs fixés par la "société civile" telle que la réduction des intrants ou l'adaptation au changements climatiques.
Agronome de formation, je ne peux concevoir la vie dans une société ou le diktat de la Biodiversité, de la décroissance et du tout Biologique obscurcissent les dures réalités techniques et économiques de l'agriculture française actuelle.
Réponse :Merci pour vos compliments. Votre message relève plus d’un point de vue, par ailleurs très clairement exprimé, que d’une réelle question. Mais je ne crois pas qu’il soit juste de parler de dictat de la biodiversité ou du tout biologique comme il n’est pas juste de parler, à l’autre extrême si j’ose dire, de dictat du productivisme ou du tout biotechnologique. En tout état de cause, la recherche doit se méfier de tout dictat, quel qu'il soit. Les défis qui nous attendent sont grands, nul ne le contestera. Les relever exigera, outre de l'imagination et de la volonté, des recherches plurielles au sens où il n'y aura pas une solution unique, de portée universelle, mais des solutions adaptées aux caractéristiques locales. Dans cette perspective, le recours aux biotechnologies, qu'il convient bien sûr de ne pas assimiler aux seuls OGMs (les deux termes ne sont pas synonymes), fera partie de la palette des solutions à mettre en œuvre. Tout comme il nous faudra développer des recherches pluridisciplinaires, intégrées et systémiques, sur par exemple des systèmes de production renouvelés conjuguant performances économiques, sociales et environnementales (cf. priorité 1) ou protégeant et valorisant les services éco-systémiques (cf. priorité 2).
Bien cordialement
Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA
Par bouquery jm // jeudi 11 février 2010 // 16:17
Autre
Va pour 7....dont on peut tricoter autrement chaine, trame et mailles, et y faire place à élevage sinon à animal, à mer...et, impératif essentiel, qu'il faut INSEMINER de l'EXISTENCE du SUJET qui travaille, apprend, consomme, élit ou refuse. L'Agriculture est autre et moindre que l'ensemble des agriculteurs, les entreprises ne sont pas une boîte noire dans une matrice, les territoires se construisent et s'entremêlent, les entités de vie et de choix des individus évoluent. Une priorité pour que la recherche se parle et nous parle est de ne pas oublier chairs, glèbe, émotions,..... abstraction pas castration.
Il peut sans doute être fait appel à la créativité des collectifs organisés et associatifs, d'une part, pour s'approprier et traduire les attendus implicites et les termes proposés de ces priorités et, d'autre part, pour suggérer des méthodes d'intégration et démarches de structuration qui ouvriront sur les moments d'évaluation qui viendront...
Réponse :On peut associer diverses 'histoires' plus ou moins heureuses au chiffre 7. Mais il n'y a rien de 'malin' ou 'd'implicite' derrière le fait que nous ayons proposé une consultation sous forme de 7 priorités. Pour le reste de votre message et sous réserve que je l'ai bien compris, d'accord avec vous pour reconnaître qu'un défi majeur est celui de l'intégration des connaissances.
Bien cordialement
Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA
Par Alexandre U // vendredi 12 février 2010 // 21:22
Agent / Représentant des pouvoirs publics (ministères, agences…)
Bravo pour cette initiative. c'est du jamais vu en France !
Par pierre rg // samedi 13 février 2010 // 16:32
Autre
Bonjour merci pour ce droit a la parole.
en temps que viticulteur alsacien je souhaiterai que vous montez des programmes sur l étude comparative de la biodynami de la biologie et de la viticulture traditionnelle et ceux sur l 'activité et la gestion des éléments de nos sol( eau ,biomasse ,symbiose racine activités biologique et minéraux....). de l'adaptabilité la plante(réaction aux température ,eau, réactivités au pyto, pourquoi tous ces éllisiteur comme l' ortie, l' osier,la prêle, la camomille la valériane,la silice dynamiser, le compos de bouse,le petit lait .... réagisses très favorablement sur la qualité du végétal et des vins) . des différents éléments constituent le vin ( le pois de cendre diffèrent ,la salinité des vin est différente....)
la communauté scientifique ne peu plus ignore toutes ces pratiques de la viticulture de demain ou du monde agricole car en alsace nous avons plus de 10% du vignoble certifier en bio
a quand ?des vrai étude scientifique comparant la biodynami en globalité et part activité au reste des autre pratique agricole ainsi vous pouvez nous aidez a améliorer nos connaissances et améliorer notre qualité des produit de notre goût de nos vins et de notre harmonie a vivre ensemble et ci vous ne voulez pas ou ne pouvez pas le faire d' autre pays devrons le développerons avec d' autre inter ait
autre sujet :
-la connaissance du monde du vivent dans nos sol agricole et viticole ( moins de pb d' érosion , de croissance de la plante ,de qualité des fruits....)
-étude du climat a travers les influence des marré des position, des constellations, des planètes... d'où une meilleur gestion des intrants...
-étude sur les maladie du bois esca, eutypiose ou même le mildiou ...
-étude des causes de la difficulté fermantabilitre des jus de raisin issu d'une production de raisin a petit rendement pour obtenir des vins sec...
cordialement
Réponse :Votre commentaire fait écho à la priorité 1 qui de façon simplifiée vise à définir les recherches à développer / renforcer pour des systèmes et des pratiques agricoles (ici appliquées à la viticulture) conjuguant performances économiques, sociales et environnementales. Plusieurs recherches menées au sein de l'Inra apportent déjà des éclairages aux (très nombreux) points que vous mentionnez. Pour aller plus loin, nous travaillons actuellement au montage d'un Groupement d'intérêt scientifique (GIS) viti-vinicole associant les partenaires de façon à coordonner les priorités de recherche - développement, dont la protection de la vigne contre ses différents ennemis. L'expérience acquise dans le cadre de deux opérations similaires portant sur les légumes (GIS PIGLEG, http://www.picleg.fr/ ) et les grandes cultures (GIS GC-HP2E, http://www.inra.fr/les_partenariats/collaborations_et_partenaires/monde_agricole_et_rural ) nous sera précieuse dans cette perspective.
Bien cordialement
Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA
Par chercheur pas politiquement correct // lundi 15 février 2010 // 20:46
Membre de la communauté scientifique (nationale ou internationale) hors INRA
Développement durable, changement climatique, etc, tout le politiquement correct y passe (et donc surtout pas les OGM : il ne faudrait pas déplaire en haut lieu).
Un institut de recherche peut-il être dans l'air du temps et en même temps innover ?
Les plus grand instituts de recherche au monde sacrifient-ils aux illusions du conformisme de la démocratie participative ou sortent-ils des sentiers battus ?
Faut-il flatter les 'citoyens' (comprendre le lobby de l'écologie d'idéologie) ou motiver les chercheurs ?
Réponse :Si être dans l’air du temps (pour reprendre votre expression), c’est tenir compte des différents avis, fussent-ils contradictoires, alors oui, l’INRA est dans l’air du temps. Et la créativité peut aussi émerger de la confrontation des points de vue, cette confrontation étant sans nul doute un moyen de se prémunir contre toute idéologie, quelle qu’elle soit.
Bien cordialement
Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA
Par Anonyme // mardi 16 février 2010 // 13:47
Personnel / scientifique de l’INRA
Pour moi, je classe ces six priorité par ordre décroissant d'intérêt: 2,6,5,4,1.
1 et 7 et 3 me semblent identiques, je ne trouve pas sain cette duplicité.
Réponse :A ce stade, il n'y a pas de hiérarchie au niveau des différentes priorités soumises à consultation. Je ne comprends pas pourquoi vous parlez de duplicité au niveau des priorités 1, 3, et 7, duplicité qui en outre, faute aggravante, ne serait pas saine. Je viens de relire, et le contexte sous-jacent à ces 3 priorités et les questions de recherche mises en avant pour les relever. Franchement, elles ne me semblent pas identiques. Elles sont en revanche complémentaires et assurer leur cohérence est aussi un défi. Je répondrai avec plaisir si vous m'expliquez au moins un peu pourquoi les trois priorités que vous pointez vous semblent identiques.
Bien cordialement
Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA
Par Anonyme // mardi 16 février 2010 // 14:26
Citoyen intéressé par les enjeux de recherche
What about sustainable development in rural areas?
Réponse :The territorial dimension of sustainable development is explicitly included in the various priorities, from the local to the global (world) level. A challenge is clearly to take into account the various geographical levels in order to ensure that what can be considered as sustainable at a given scale, say at farm level, is also sustainable at a different level, say at world level.
Sincerely
Hervé Guyomard
Scientific Director, INRA
Par lune // jeudi 18 février 2010 // 17:55
Acteur de l’Enseignement supérieur
- des variétés adaptées à la culture sans intrants ( engrais, irrigation, produits phytos)
- des approches technico-économiques sur une rotation plutot que sur une culture
- des variétés de pois, féveroles adaptées au sud de la france pour des rotations grandes cultures
- des éléments scientifiques sur les associations de plantes, l'homéopathie, l'allélopathie, la biodynamie, les méthodes de cristallisation
- renforcer les outils de pilotage irrigation, fertilisation azotée sur toutes cultures (maraichage en particulier)
- approfondir agroforesterie sur toutes régions, pour valoriser au maximum l'énergie lumineuse
- des serres solaires passives de dimension compatibles avec une mécanisation
- de la référence en AB pour tous les enjeux listés : moins de consommation d'intrants/d'énergie; plus de biodiversité; moins de pollution (nitrates/phyto ...)
- oui il faut essayer de chiffrer les services rendus : non pollution, biodiversité, moins de transport pour une vente circuit court, débroussaillage par les troupeaux, paysages ... et aider spécifiquement les agriculteurs qui rendent ces services
Réponse :Votre questionnement est au coeur des deux premières priorités ici soumises à consultation.
Bien cordialement
Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA
Par anonyme // jeudi 18 février 2010 // 18:05
Acteur / partenaire agricole
Formatrice en cfppa (maraichage biologique):
- une approche globale des systèmes de maraichage diversifié, des résultats technico-économiques globaux plutot que par culture qui n'ont que peu de sens au regard de la cinquantaine d'espèces cultivées
- une modélisation plus fonctionnelle de la minéralisation en secteur sud de france ( minéralisation naturelle et minéralisation des amendements apportés)
- une étude sur la disponibilité du phosphore en terrain très riche en microrganismes
- une action auprès des élus pour qu'ils comprennent tout l'interet que présenterait une mise a disposition du foncier communal pour des jeunes installés en maraichege en ceinture verte
- développer de nouveaux concepts de mise a disposition de la terre, principal frein à l'installation. La terre est trop chere !!! il faut pouvoir en vivre et la cultiver sans avoir a l'acheter
Réponse :Vos premières remarques font écho direct aux deux premières priorités de recherche ici soumises à consultation. Vos derniers points sur la question foncière sont inclus, notamment, dans la septième priorité. Je me limiterai ici à deux remarques. D'abord pour reconnaître avec vous qu'il convient de dépasser le cadre des résultats technico-économiques d'une seule culture (d'une production) pour une analyse au niveau des exploitations, des filières et des territoires. Ensuite, pour également reconnaître avec vous que la question foncière, d'accès au foncier, de protection des sols, etc. est une question d'ordre un, au niveau local (coût du foncier dans les charges d'exploitation, artificialisation des sols, etc.) comme au niveau global (question de l'utilisation des terres à des fins agricoles et de sa répartition entre usages agricoles à des fins alimentaires et non alimentaires, forestiers, naturels, urbains, etc. ; cette problématique est au cœur de la priorité 7.
Bien cordialement
Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA
Par ONEMA // mardi 23 février 2010 // 09:42
Agent / Représentant des pouvoirs publics (ministères, agences…)
Bonjour, veuillez trouver ci joint un document avec les contributions de l'Office national de l'eau et des milieux aquatiques (Onema). Bien cordialement,
P. Flammarion, Directeur délégué à la Recherche
Par anonyme // jeudi 25 février 2010 // 20:17
Acteur / partenaire industriel
1. Commentaires généraux:
Comme cela est souligné dans le document, les bouleversements sans précédents et les défis majeurs auxquels le monde doit faire face ne seront relevés que par des ruptures majeures. Ceci impose également des ruptures en matière de recherche et d’innovation et une plus grande prise de risque et une capacité d’anticipation renforcée. Cette capacité d’anticipation et les innovations escomptées ne ressortent pas suffisamment du document, en tout cas de manière très inégale dans les différentes priorités scientifiques. C’est le cas en particulier de la priorité n° 3 sur les transitions alimentaires : le titre est révélateur en ce sens : « mieux connaître les transitions alimentaires », alors que l’on pourrait attendre « comment adapter les systèmes alimentaires aux enjeux de la durabilité ? ».( cf commentaires spécifiques sur la priorité 3)
Les 5 priorités thématiques sont déroulées séparément ce qui facilite l’expression des priorités de recherche par champ disciplinaire. Cependant il manque une approche des interactions entre ces différentes (du moins certaines) priorités thématiques, dans une démarche « transdisciplinaire ». Comment aborder les performances de l’agriculture (priorité 1) sans intégrer les contraintes liées à la production de biens de substitution aux énergies fossiles (priorité 4) Comment ne pas évaluer les conséquences sur les disponibilités alimentaires ?
La priorité 7 pose dans son contexte, autour des défis majeurs sécurité alimentaire, défi énergétique, défi environnemental et défi social, trois problématiques :
- la dimension internationale
- les ruptures en matière de pilotage des recherches et innovations
- la révision de la politique de diffusion et communication des résultats auprès des décideurs.
Elle pose également la question de la transdiciplinarité.
Les questions de recherche énoncées dans ce contexte sont intéressantes :
- prospective et modélisation
- indicateurs de développement durable, analyses multicritères en dépassant les limites actuelles des Analyses des Cycles de Vie.
- Traitement au local des évolutions globales.
Ces questions de recherche ne montrent pas quelles réponses pourront être apportées aux 3 problématiques évoquées ci-dessus.
En fait, plus que de questions de recherche, il s’agit par rapport à ces problématiques de processus de pilotage projets.
Mise en oeuvre de programmes thématiques et pilotage des projets
composant ces programmes :
Ceci sera-t-il traité dans le document d’orientation ?
Pour assurer une mise en oeuvre cohérente des solutions nées des avancées de la recherche, cela suppose d’intégrer les parties prenantes non seulement dans la définition des orientations mais aussi dans l’avancement des travaux.
Le pilotage en mode projet semble s’imposer :
- constitution de comités de pilotage des programmes impliquant des représentants des parties prenantes (décideurs publics, privés)
- revues
2. Commentaires sur priorités spécifiques :
Priorité 1 :
Doit intégrer également les productions à usage non alimentaire. (cf priorité 4).
Priorité 3 : transitions alimentaires
Questions de recherche :
1. caractéristiques des aliments :
La question de recherche (1-2) pourrait peut-être être exprimée plus clairement de la manière suivante : Liens entre la structure des matrices alimentaires et les effets physiologiques : biodisponibilité, vectorisation des nutriments.
2. Contenu nutritionnel et hédonisme :
La dimension plaisir de l’alimentation, qualités organoleptiques des aliments est très peu présente voire absente des questions de recherche. Or l’adaptation des aliments pour répondre au plan nutritionnel, accessibilité, environnement, ne doit pas se faire au détriment de la qualité sensorielle. Les modalités d’adaptation, de compensation hédonique sont importantes à traiter.
3. Adaptation et innovation dans les procédés de transformation :
Lien avec les propriétés fonctionnelles des aliments. Cet axe très important est totalement absent des questions de recherche ! Or répondre aux contraintes sanitaires, nutritionnelles, et environnementales impose réingénierie, éco-conception, minimisation des procédés de transformation.
Réponse :Tout découpage a ses défauts. Mais vous avez raison d'insister sur la nécessaire cohérence des cinq premières priorités que l'on pourrait qualifier de verticales ou thématiques. Et c'est dans cet esprit que nous proposons les deux priorités suivantes, 6 et 7, que l'on pourrait qualifier de transversales / d'horizontales. Relever le défi alimentaire et agricole mondial dans le cadre d'un développement durable exigera de nouer aussi bien à l'offre qu'à la demande, d'augmenter la production et de réduire les pertes et déchets, comme les excès (à cet égard, je vous invite à consulter - si ce n'est déjà fait - les résultats de la prospective Agrimonde disponibles à l'adresse suivante : http://www.inra.fr/l_institut/prospective/agrimonde . Cette nécessaire cohérence disons globale devra être prise en compte dans le cadre de la déclinaison des priorités en programmes, puis en projets. L'implication régulière des parties prenantes (comme on dit maintenant) tout comme l'évaluation des programmes et projets seront à cet égard des éléments cruciaux d'un fonctionnement efficace en mode projets. Simultanément, il faudra veiller à ce que cette implication et cette évaluation ne soient pas excessivement chronophages.
Vos remarques sur la priorité 7 sont pertinentes et méritent certainement une réflexion plus approfondie que ces quelques lignes. Juste un mot donc relatif au fait qu'ici peut-être encore plus que dans les autres priorités, il nous faudra nouer alliances et collaborations avec des spécialistes aujourd'hui trop peu présents / impliqués dans nos recherches (sciences du climat, de l'énergie, etc.). Quant à la diffusion des résultats des recherches auprès des décideurs, publics mais aussi privés, c'est effectivement un point central. La création de la Délégation à la prospective, à l'expertise et aux études (DEPE) répond à cet objectif d'accroître l'efficacité de la communication et de la diffusion des résultats des recherches et va même un peu plus loin, via des études complémentaires sur tel ou tel point se basant sur l'état de l'art scientifique mobilisable.
Pour ce qui est questions plus spécifiques : (a) oui, la priorité 4 relative aux usages non alimentaires de la biomasse inclut les aspects systèmes et pratiques de culture qui doivent conjuguer performances économiques, sociales et environnementales ; (b) la dimension disons plaisir de l'alimentation et goût des aliments est au cœur de la compréhension des comportements de consommation alimentaire ; (c) les aspects disons offre alimentaire et interactions, dans les deux sens, avec les aspect demande incluent les critères que vous mentionnez (sauf, du moins pour moi, un point relatif à l'implication qui semble évidente pour vous de la minimisation des procédés de transformation : outre que je ne suis pas certain de bien comprendre la signification précise de cette expression, je ne suis pas certain non plus de l'implication automatique).
Merci pour votre contribution
Bien cordialement
Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA
Par Institut français du cheval et de l'équitation // dimanche 28 février 2010 // 20:37
Acteur / partenaire agricole
Cahier d’acteurs Institut français du cheval et de l'équitation (partenaire institutionnel)
Le cheval, un acteur majeur du développement du territoire dans le respect de l’environnement et de la biodiversité.
Le cheval est de plus en plus populaire au centre des industries du sport et du loisir (3ième fédération sportive actuellement), de même le secteur des courses continue à être florissant.
Les chevaux sont aujourd’hui utilisés dans des secteurs aussi divers que la thérapie ou le tourisme, l’utilisation du lait de jument ou la viande.
En tant qu’herbivore, le cheval est complémentaire des ruminants et contribue au maintien de la biodiversité animale et végétale des territoires sensibles en participant à leur entretien.
Les demandes du public sont très diversifiées et conduisent à la production de chevaux très différents, qui vont de chevaux de sport à des chevaux de travail en passant par des chevaux de loisir ou de course.
Les connaissances techniques des nouveaux propriétaires et éleveurs d’équidés doivent être améliorées et parvenir rapidement au même niveau de compétences que dans les autres productions animales. La connaissance sociologique des modes de pratique de ces nouveaux publics est également à affiner. Un réseau de transfert de connaissance international est un outil incontournable dans ce contexte.
Les challenges, les connaissances à acquérir et les opportunités se situent dans les domaines suivants :
- La performance, la santé animale et le bien être animal : pour que les entreprises agricoles orientées vers la production équine deviennent performantes, le raisonnement économique doit être adopté. Elever des chevaux athlètes ou des chevaux de loisir demande de bien définir les objectifs en regard de la performance recherchée (allures, saut d’obstacle, vitesse, endurance), de la santé et du tempérament, ainsi que des interactions entre le génotype et l’environnement (performances d’élevage, pratique de l’équitation et nutrition). Prix de revient, respect de l’environnement et objectifs de production doivent être mis en regard et maîtrisés.
- La caractérisation biologique des chevaux doit être affinée : phénotype, génotype de la performance et du tempérament. Les phénotypes doivent être plus précisément enregistrés. Ceci demande des systèmes objectifs de jugement pour permettre une orientation de l’élevage vers les caractéristiques qui amènent une aptitude pour une performance donnée, la résistance à certaines maladies et un tempérament adapté à l’utilisation prévue. Les nouvelles données sur le génome du cheval doivent permettre, après que les gènes associés aux performances, à la santé, au comportement et aux autres caractéristiques fonctionnelles seront identifiés, de caractériser plus précocement le potentiel d’un cheval. Le développement des méthodes d’évaluation statistique doit permettre de continuer à améliorer les performances, la santé, le tempérament et les caractéristiques fonctionnelles par une sélection génétique. La prochaine étape de cette sélection devra inclure les informations moléculaires.
- Préservation de la biodiversité animale et végétale : la diversité pour les espèces équines tant dans une race qu’entre les races doit être maintenue et organisée pour les races à petits effectifs et pour les races à forts effectifs ou la consanguinité est en augmentation. Le cheval est utilisé pour l’entretien des espaces naturels sensibles. A ce titre, et de manière maîtrisée, il participe au maintien de la biodiversité végétale en préservant ces zones fragiles.
- Reproduction : l’amélioration des techniques rentables et sûres, telles que l’insémination artificielle ou le transfert d’embryons et le sexage des spermatozoïdes doit permettre de résoudre les problèmes de sub-fertilité. Ceci demande de disposer de meilleurs indicateurs de la fertilité et de l’évaluation du bon déroulement de la gestation et du peri-partum tant pour la jument que pour le poulain. Les technologies de cryoconservation des gamètes et des embryons doivent être améliorées pour pouvoir jouer leur plein rôle dans les stratégies de préservation de la biodiversité.
- La caractérisation du respect de l’environnement des différents types d’entreprises équestres (élevage ou centre équestre) doit être réalisée. Consommation d’eau par l’entretien des sols équestres équilibrée par la récupération de l’eau de pluie sur les toitures des bâtiments. Equilibre thermo énergétique en utilisant les calories produites par les animaux et le fumier pour chauffer les bâtiments. Equipements photovoltaïques sur les toitures. Les professionnels manquent de références économiques dans ces domaines.
- Des liens plus étroits doivent être tissés entre les organisations d’éleveurs et la recherche au niveau régional et national. Il est important d’améliorer le niveau de connaissance des utilisateurs et éleveurs et la collaboration doit se développer entre les chercheurs et les utilisateurs de chevaux et être coordonnée au niveau international.
Les enjeux au niveau de la filière équine sont la place de leader mondial au niveau du cheval de sport de haut niveau, la production de chevaux en adéquation avec la demande du marché des utilisateurs pratiquants les loisirs équestres ou le tourisme à cheval, le maintien de la diversité des races chevalines et de leur présence dans certains territoires, la préservation du bien être animal, la pérennité de la contribution du cheval au maintien de l’agriculture et du tissu social et culturel, la rentabilité économique pour les éleveurs, l’emploi dans les zones agricoles, l’enseignement de l’équitation, les compétitions et les présentations de chevaux, les courses et le patrimoine historique qui persiste derrière toutes ces activités.
Toutes ces thématiques de recherche se doivent d’être développée en concertation avec les acteurs de terrain, afin de s’assurer de leur participation aux travaux et de leur acceptation de ces nouveaux indicateurs.
Les Haras nationaux, regroupés depuis le 1er février 2010 avec l’Ecole nationale d’Equitation au sein de l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE) conduisent en partenariat avec l’INRA des travaux de recherche depuis les années 1970.
Avec l'appui des grands organismes de recherche, les Haras nationaux s'efforcent de coordonner les différentes actions de recherche au sein du Comité d'orientation scientifique et technique (COST). Créée en 2000, cette instance de concertation, d'avis et de proposition se réunit 2 ou 3 fois par an sous la présidence de Jean Marc Betsch. Elle est composée de 20 membres dont des rapporteurs thématiques, des représentant des organismes impliqués dans la recherche équine et des représentants des professionnels.
Le COST réalise des études qui lui permettent de définir une programmation de la recherche plus adaptée aux besoins et mieux positionner dans le contexte international. Elle est composée de 23 membres dont 7 rapporteurs thématiques, 5 représentants des institutions (pôle de compétitivité filière équine, Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA), Institut de l'Elevage, INRA, Ministère de l'Agriculture) et 7 représentants des socio-professionnels (Interbev, Association des Vétérinaires Equines Français (AVEF), France Galop, Fédération Française d’Equitation (FFE), Société d’Encouragement du Cheval Français (SECF), Groupement Hippique National (GHN), Fédération Nationale du Cheval (FNC)).
Le COST a réalisé, en 2001 et 2007, deux études qui lui permettent de définir une programmation de la recherche plus adaptée aux besoins et mieux positionnée dans le contexte international.
Chaque année, le COST participe au financement de 4 à 6 bourses de thèses. Ces thèses, proposées au COST à l'initiative des laboratoires, sont généralement cofinancées par des aides régionales, l'INRA ou l'ANR.
Enfin le COST émet des avis sur : la programmation de la recherche équine française, la répartition des moyens des Haras nationaux consacrés à la recherche équine, la valorisation des résultats pour l'innovation et le développement.
Par Un simple chercheur // lundi 01 mars 2010 // 09:44
Personnel / scientifique de l’INRA
UN CERTAIN GAP RECHERCHE-SOCIETE...
Produire des connaissances est une chose, (bien) les utiliser en est une autre. Même si la recherche se met à l'écoute de la société –ou du moins d'une petite partie–, l'utilisation par cette dernière des résultats de la recherche (fussent-ils jugés de l'intérieur excellents et pertinents) n'est pas évidente.
Il y en effet un certain gap entre les connaissances et leurs utilisations par la société pour diverses raisons (liste non hiérarchisée et non exhaustive):
- les chercheurs sont incités à publier dans des revues internationales de rang A. Cela conduit souvent à des travaux assez académiques, parfois peu utilisables vu les hypothèses faites et souvent très peu connus hors d'une poignée de spécialistes du domaine. La connaissance produite (si production il y a et non simple jeu mathématique d'hypothèses) reste lettre morte, d'autant plus que les modes d'évaluation des chercheurs privilégient nettement les publications, non leur valorisation.
- l'expérience montre que pouvoirs publics et décideurs utilisent relativement peu les résultats des recherches car ils se préoccupent souvent en 1er lieu de l'avis de l'opinion publique ou de certains groupes, et de considérations politiques diverses.
- la société dans son ensemble est souvent peu informée des résultats de la recherche pour la raison indiquée précédemment. Par ailleurs une partie des citoyens se méfie fortement de la recherche scientifique. C'est notamment le cas en agriculture et en amélioration des plantes où certains tendent à survaloriser l'agriculture du 19e ou début du 20e siècle perçue (à tort) comme un éden perdu, et à rejeter la majorité des innovations.
- de plus une partie des citoyens a l'impression que le fonctionnement actuel du système économique (financiarisation, internationalisation, etc.) domine, détermine et oriente la recherche scientifique et en fait son esclave. D'où une méfiance certaine envers tous les partenariats et toutes les relations recherche – entreprises qui pourtant seraient nécessaires si l'on veut que la recherche débouche sur des innovations.
- à l'opposé certains voient les avancées scientifiques et technologiques et l'innovation comme source de toute solution (un peu comme un deus ex machina), ce qui fait qu'ils se sentent exonérés de quasiment tout effort de recherche de meilleure répartition des ressources ou de prise en compte de l'environnement car la solution viendrait entièrement d'ailleurs.
- la question de l'évaluation des innovations est complexe. Mais souvent on ne se rend pas compte que les impacts d'une innovation dépendent de la façon dont celle-ci est orientée, implémentée, mise en œuvre, utilisée et réglementée, tous domaines où la société joue un rôle bien plus grand que la recherche.
Ces quelques exemples montrent que les relations recherche - société ne vont pas de soi. Il pourrait être utile de réfléchir aussi à cela dans cette consultation des partenaires, d'où ces quelques remarques.
Réponse :Merci pour vos observations qui illustrent bien une première difficulté majeure, passer du stade de la recherche à celui de l'innovation mise à disposition des utilisateurs potentiels et adoptée par ces derniers et plus généralement, acceptée par l'ensemble de la société. Une difficulté tout aussi majeure est l'appui aux politiques publiques (sans se substituer aux décideurs publics).
Je ne crois pas que votre contribution appelle des réponses détaillées et précises sur tel ou tel point. Tout au plus remarquons que la complexité croissante des relations science-société est certes source de 'difficultés', mais aussi signe positif de la santé d'une démocratie qui comme l'a dit bien plus illustre que moi, n'est pas la panacée mais néanmoins le moins mauvais des régimes à défaut. Je pense que ce dialogue renforcé science - société est inévitable et nécessaire dans les domaines qui sont les nôtres, l'agriculture, l'alimentation et l'environnement, et aux interfaces, compte tenu du caractère diffus des phénomènes et de leurs effets. Dans ce contexte, une des missions de la recherche est de refuser le simplisme dans le cadre d'une analyse aussi complète que l'état des connaissances le permet de toutes les dimensions, positives et négatives, de telle ou telle question. C'est notre rôle d'éclairage des pouvoirs publics, des acteurs privés et de l'ensemble de la société quitte à ce que tel ou tel ne soit pas satisfait par les réponses que permet l'état des connaissances aujourd'hui. On pourra alors nous reprocher de ne pas prendre une position plus tranchée en faveur ou au contraire en défaveur de telle évolution, de telle position. Et, au moins de temps en temps, le présent blog illustre de telles reproches. Mais il s'agit là d'un devoir, du moins selon moi. Et cela a aussi pour implication qu'il est impératif de baser tout éventuel jugement normatif (au sens où comme les choses devraient être) sur l'analyse scientifique, positive (i.e;, les choses telles qu'elles sont).
Bien cordialement
Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA
Par Laurent Huber // lundi 01 mars 2010 // 15:49
Membre de la communauté scientifique (nationale ou internationale) hors INRA
Veuillez trouver ci-joint les contributions de l'ACTA, le réseau des filières animales et végétales
ACTA_INRA2014.pdfPar SAF-agriculteurs de France // lundi 01 mars 2010 // 16:45
Membre / Représentant d’une organisation non gouvernementale
Bonjour,
Félicitations pour cette initiative ouverte et constructive.
La SAF-agriculteurs de France, plate-forme d'échanges et de rencontres indépendante pour une agriculture compétitive, est heureuse de pouvoir contribuer au débat sur les futures priorités scientifiques de l'INRA.
Cette contribution qui figure en pièce jointe est basée sur les travaux de notre organisation qui ont mobilisé un large panel d'acteurs composé à la fois de chefs d'entreprise agricole, de représentants de l'amont et de l'aval de la filière, sans oublier des chercheurs et des représentants des pouvoirs publics.
Par despres12 // mardi 02 mars 2010 // 14:39
Acteur / partenaire industriel
je reagis apres le passage de Mme Marion Guillou aux matins de France culture du 02mars. Parlant des paysans ,j'aurais aimé qu'elle soit plus directe pour les defendre face au mouvement bobo-bio-ecolo qui ne comprend rien a l'agriculture ; Il est regrettable que les paysans n'existent dans le paysage mediatique que par des caricatures , tantot le barbu attardé avec ses chevres tantot le paysan industriel pollueur; pourquoi ne jurer que par le bio dans les cantines scolaires alors que l'agriculture "normale" et "raisonnée" fournit d'excellents produits ; pourquoi des organismes comme l'INRA ne viennent-ils pas exposer régulierement les grands enjeux de l'agriculure , des semences etc au grand public; vous laissez parler des Bové ou autres altermondialistes qui stigmatisent les peurs d'une societe face a la science pour remettre en cause un modele economique ; pourquoi avez vous ete absent mediatiquement( INRA et autres organismes de recherche public) de toutes les grandes crises sanitaires : vache folle , OGM, grippe aviaire ....? Il faudrait expliquer que l'attitude des consommateurs determinera leur environnement de demain; on ne peut parler avec emotion des difficultes du paysan que l'on rencontre en faisant du VTT le dimanche et acheter de la viande de Nelle Zelande au supermarche ; il est de votre role de revaloriser economiquement et "sociologiquement la nourriture : il ya 25 ans , elle representait 30% du budget d'un menage , aujourd'hui , elle en represente 15% ! Il suffirait que les prix agricoles augmentent de 10 à 15% pour que les paysans vivent correctement , ce qui veut dire que chaque menage accepte de consacrer 1 à 2% supplementaires de leur budget pour avoir une agriculture qui vive mieux ; qui explique cela ? pourquoi les organisations agricoles , FNSEA entre autres, sont elles incapables de faire entendre la voix des paysans ? pourquoi les cooperatives ont-elles ete incapables de faire un contre poids efficace aux centrales d'achat des supermarches ? De grace , parlez , éduquez mais ne laissez pas le champ libre à tous ces pseudo- specialistes et autres annonceurs d'apocalypse qui manipulent une societe qui peut se permettre de se regarder le nombril et d'avoir des angoisses metaphysiques sur sa nourriture parce qu'elle a le ventre bien rempli.
Réponse :Méfions-nous des appréciations définitives, autrement dit des caricatures que par ailleurs vous condamnez (à juste titre). Il est bien sûr de votre libre droit de considérer que nous ne sommes pas assez présents dans les médias. Pourtant, nous essayons de répondre positivement aux sollicitations de tous les médias dès lors que la demande porte sur notre métier et notre mission, i.e., présenter les apports de la recherche et l'état de l'art scientifique sur telle ou telle question. Et ceci contribue aussi à expliquer ce que vous considérez comme une insuffisante présence médiatique : nous ne devons pas nous substituer aux politiques ou aux associations militantes (au bons sens du terme), chacun son rôle, mais devons expliquer l'état des connaissances tel qu'il se présente aujourd'hui, y compris dans la dimension 'ce qui est encore inconnu' ; une telle position, qui doit être la notre, n'est pas toujours facile à vendre aux médias souvent plus friands de positions tranchées et opposées.
Vous ajoutez qu'il suffirait que les prix agricoles augmentent de 10 à 15% pour que les agriculteurs puissent vivre correctement de leur métier. Certes, mais au-delà que c'est plus facile à dire qu'à faire, il est aussi de notre mission d'étudier les conséquences d'une telle augmentation des prix sur les consommateurs en aval, transformateurs et consommateurs finaux, sur la concurrence accrue alors des importations, etc. Cet exemple pour insister à nouveau sur le fait qu'il convient de se méfier disons des idées toutes simples dont il faut examiner tous les impacts, positifs et négatifs, pour tous les acteurs, aux diverses échelles, du local au global, etc.
Bien cordialement
Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA
Par salariée d'une association sur l'AB // mardi 02 mars 2010 // 16:10
Membre / Représentant d’une association de défense de la nature/environnement
En tant que salariée au sein d'une organisation de défense et de développement locale de l'agriculture biologique, il me semble important de profiter de cette occasion pour rappeler les enjeux en recherche et expérimentation en agriculture biologique.
Les besoins sont tout simplement énormes sur le terrain, les producteurs engagés en AB doivent parfois faire face à des impasses techniques et les réponses des institutions sont faibles quant aux outils à leur disposition.
Il est nécessaire selon moi de faire une priorité dans les programmes de recherche de l'INRA sur des modes de production biologique afin de proposer aux producteurs des solutions concrètes, efficaces et testées. Ainsi, le développement de l'AB pourra enfin répondre à la très forte demande des consommateurs (notamment dans le secteur de la restauration collective).
Le défaut de références technico-économiques en AB est aujourd'hui l'un des freins à son développement notamment en grandes cultures.
Réponse :L'INRA développe (depuis plus de dix ans maintenant) un programme de recherche spécifiquement dédié à l'agriculture biologique. Nous en sommes à la troisième tranche du programme -chaque tranche dure de 4 à 5 ans), les résultats de la deuxième tranche étant disponibles en libre accès à l'adresse suivante (https://www.inra.fr/ciag/revue_innovations_agronomiques/volume_4_janvier_2009 ). Par ailleurs, l'AB défini comme un mode de production spécifique suivant un cahier des charges précis fait partie intégrante des systèmes et pratiques de production considérés dans la priorité 1, tout comme l'étude des comportement de consommation de produits issus de l'AB fait partie de la priorité 3.
Bien cordialement
Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA
Par Anonyme // mardi 02 mars 2010 // 17:22
Personnel / scientifique de l’INRA
Il est frappant et inquiétant que les biotechnologies n'apparaissent pas dans les priorités de l'INRA. Il est clair qu'elles méritent d'être une priorités à elles seules car elles peuvent contribuer à une agriculture efficace et respectueuse de l'environnement. De nombreuses questions de recherche peuvent être déclinées et l'INRA est particulièrement bien placé, à l'échelle mondiale, pour y répondre.
Réponse :Scientifique à l'INRA, vous savez que les priorités n'ont pas vocation à couvrir toutes les recherches auquel cas il n'y aurait plus de priorités ou, dit autrement, tout serait prioritaire. De plus, vous savez aussi que ces priorités se déclineront en programmes organisés en projets. Pour autant, les recherches sur les biotechnologies ne sont bien sûr pas exclues ; elles seront mobilisées dans les programmes et projets susmentionnés, y compris pour la définition et la mise en œuvre de systèmes agricoles et forestiers plus respectueux de l'environnement.
Bien cordialement
Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA
Par Isabelle FEIX / ADEME Angers // mercredi 03 mars 2010 // 17:23
Agent / Représentant des pouvoirs publics (ministères, agences…)
L’ADEME, qui participe à la mise en oeuvre des politiques publiques dans les domaines de l'environnement, de l'énergie et du développement durable, a une mission explicite dans le domaine de la protection des sols, en complément des sites pollués orphelins. L’agence a également été missionnée récemment dans le domaine du changement climatique. Elle a enfin un rôle dans l’animation et la coordination de la recherche sur l’ensemble de ses missions, les résultats de la recherche étant valorisés via le conseil, des aides directes à la concrétisation de projets et la communication.
Les sols assurent des fonctions vitales et jouent un rôle primordial dans le développement durable. Si le principal service rendu par le sol est celui de support pour la production végétale assurant à l’homme la fourniture de biomasse pour l’alimentation, l’énergie et de nombreux matériaux, le sol remplit aussi de nombreuses autres fonctions importantes pour l’homme et les écosystèmes :
- réservoir d’une large biodiversité et habitat pour les écosystèmes terrestres ;
- régulation de la quantité et de la qualité de l’eau ;
- régulation du climat ;
- support des infrastructures humaines et de la ville ;
- recyclage de certains déchets ;
- qualité de vie (paysages urbains et ruraux, jardinage, espaces verts…) ;
- protection de la santé des populations (le sol peut être réservoir de contaminants et de pathogènes) ;
…
Le sol est vital pour répondre aux défis mondiaux alimentaires et énergétiques et il est au coeur des défis environnementaux et climatiques. Le sol fait l'objet de demandes croissantes et parfois concurrentes (cultures alimentaires, cultures énergétiques, urbanisation…). Le sol est néanmoins une ressource non renouvelable à l’échelle humaine et limitée dans le monde et est soumis à des dégradations qui ont tendance à s’aggraver au cours des dernières décennies. C’est pourquoi l’Europe s’est dotée d’une Stratégie thématique européenne pour la protection des sols (2006), qui reconnaît le rôle primordial du sol et de ses fonctions, et liste 8 menaces prioritaires : érosion, diminution
des teneurs en matières organiques, contamination (localisée et diffuse), imperméabilisation / artificialisation, tassement, diminution de la biodiversité des sols, salinisation et glissements de terrain. En parallèle, une directive cadre sur la protection des sols en 2006 a été proposée, mais est toujours en
discussion. Elle entend aussi favoriser la prise de conscience dans l’opinion publique de l’importance des sols car la sensibilisation des citoyens et des décideurs aux fonctions du sol et à leur dégradation est jugée insuffisante. En France, 60% des sols sont considérés comme dégradés. Les propositions de l’ADEME sont généralement transverses aux 7 priorités scientifiques proposées par l’INRA, c’est pourquoi la trame de ces priorités n’a pas été systématiquement reprise.
Par IFCE // vendredi 05 mars 2010 // 12:12
Acteur / partenaire agricole
Consultation des partenaires INRA – Réaction à la journée du 4 mars 2010
Cahier d’acteurs (suite)
Le cheval, un acteur majeur du développement du territoire dans le respect de l’environnement et de la biodiversité.
Ayant représenté l’IFCE lors de la journée du 4 mars, et participé à l’atelier 1 « Systèmes de production alimentaires et non alimentaires », je vous transmets mes commentaires par écrit pour prolonger ce débat.
Je n’ai pas pris la parole au cours de cet atelier, dont la teneur des échanges, très riches et variés m’a beaucoup intéressée. Le débat a été riche et vaste, pour autant, le cheval aurait pu s’insérer à chacune des étapes de cette discussion. Les différentes questions, se rapportant au cheval ont été ainsi évoquées de manière plus générale.
L’importance de la construction de la filière pour améliorer son organisation a été soulignée. La filière équine est actuellement en cours de construction et cette étape est décisive.
L’aspect économique des productions, sa caractérisation, ainsi que la caractérisation des marchés ont étés évoqués. Rapporté au secteur cheval, on peut souligner la variété de la demande, le fort moteur créé par la forte croissance de consommation dans ce secteur (+10% de licenciés par an depuis 10 ans) et la variété de la production (chevaux lourds, de courses, de sport ou de loisir). La connaissance de tous ces secteurs et le caractérisation des parts de marché, adaptées à la demande est essentielle pour assurer une rentabilité économique aux éleveurs.
Le cheval constitue un élément de lien entre les tissus ruraux et les milieux citadins, le centre équestre est ainsi le seul lieu d’accès libre où les citadins peuvent toucher et manipuler un « gros animal ». Ce lien entre les racines rurales et la vie moderne est recherché par les professions agricoles et a été évoqué en atelier à plusieurs reprises. Le cheval est également un moyen d’entretenir les territoires et les espaces sensibles, il serait ainsi utile de caractériser l’impact des élevages de chevaux ou des centres équestres en terme de développement durable, les références manquent.
L’acceptation des nouvelles techniques, mises au point à l’INRA, par les professionnels a été évoquée. Les avancées en génétique et demain en génomique sont craintes et critiquées par certains professionnels « influents ». Les moyens à employer pour faire comprendre et faire accepter ces outils restent à définir. Ainsi les indices de performances sont tout à tour, demandés puis occultés par les différents sous secteurs de la filière. Si notre élevage veut rester leader au monde en terme de performances sportives, il se doit de comprendre et de réaliser ces mutations.
Par Michèle Pappalardo // vendredi 05 mars 2010 // 12:44
Agent / Représentant des pouvoirs publics (ministères, agences…)
Michèle PAPPALARDO, Commissaire générale au Développement durable
• Globalement, ces éléments montrent que la préoccupation du développement durable au sens large est bien prise en compte par l’INRA, sur les plans de l'amont agricole et de l'aval alimentaire. Ils font largement écho aux orientations politiques du Grenelle de l’Environnement. Les travaux de l'INRA sont essentiels pour l’atteinte des objectifs du Grenelle par exemple en matière de réduction de pesticides, de gestion de la biodiversité notamment pour les territoires agricoles et forestiers.
• Le CGDD partage l'objectif et soutient l'ambition d'aller vers une agriculture qui reste productive et rentable, et qui intègre davantage l'environnement (local et global) et les consommations de ressources naturelles (eau, sols, biodiversité) dans ses décisions de production.
• Aussi, à la lecture du document portant sur les axes scientifiques qui formeront le contrat d'objectifs de l'INRA pour la période 2010-2014, le CGDD soutient fermement l'Institut dans sa volonté de travailler en vue d'une agriculture et d'un élevage plus durables à des échelles variées : parcelle, exploitation agricole, territoires, monde.
• La proposition de l’INRA :
? met particulièrement l’accent sur cinq thématiques – les services environnementaux, les transitions alimentaires, le changement climatique, l’utilisation du carbone de la biomasse et la sécurité alimentaire mondiale
? fait le choix d'approches pluridisciplinaires intégrées et renforce ses compétences en modélisation prédictive
? souligne la multiplicité des enjeux environnementaux et insiste sur le rôle des nouveaux indicateurs du développement durable.
• Le CGDD prend note avec intérêt de la mise en avant d'axes de recherche « relativement » nouveaux : « Transitions alimentaires » ; « Carbone renouvelable pour la chimie et l’énergie » ; « Renforcer les capacités de prédiction en biologie et écologie ».
• L'investissement de l'INRA dans les sciences économiques et sociales est également très appréciée par le CGDD dans la mesure où elle contribuera à une meilleure compréhension des processus collectifs favorisant ou freinant l'émergence et la diffusion de progrès techniques et environnementaux des pratiques agricoles et d'élevage nécessaires dans un avenir proche comme à moyen terme.
Par Coordination Rurale // vendredi 05 mars 2010 // 18:53
Acteur / partenaire agricole
Vous trouverez en pj la contribution de la CR pour les orientation de l'INRA 2010-2014, qui présente nos analyses et propositions.
Position-CR-priorites-INRA-2010-2014.pdfPar CNIEL // mercredi 10 mars 2010 // 13:39
Acteur / partenaire agricole
Contribution du CNIEL à la discussion sur les futures priorités scientifiques de l’INRA
Contribution-CNIEL.docPar jeane72 // samedi 13 mars 2010 // 10:23
Citoyen intéressé par les enjeux de recherche
- poursuivre les recherches sur es ogm de laboratoire, stricement confinés, permettant la mise au point de médicaments (mucoviscidose, insuline etc... )
- proscrire absomument les ogm en milieu ouvert, privilégier la sélection dite traditionnelle par hybridations, recours aux variétés oubliées qui étaient bien adaptées au terrain et ne nécessiataient pas autant d'intrants et d'amendements,
- remettre à disposition des professionnels les dites variétés traditionnelles, rompre la main mise des semenciers sur le monde agricole
- recréer la biodiversité agricole,
- etc etc etc....
Réponse :Sans nul doute, les variétés de demain, plus généralement les pratiques et les systèmes agricoles, devront être (mieux) adaptés aux conditions locales des milieux, valorisant au mieux leurs services (cf. priorités 1 et 2). Les progrès récents dans les méthodes de la génétique devraient permettre de sélectionner sur un plus grand nombre de caractères, y compris des caractères environnementaux, et de proposer des variétés mieux adaptées à la diversité des milieux et à un ensemble d'objectifs, économiques et environnementaux. En écho plus direct avec vos commentaires, je m'autoriserai néanmoins à conseiller la prudence, pour ne pas dire la méfiance. Il faut en effet se méfier des solutions définitives et des jugements normatifs. Nul ne contestera (du moins, je l'espère) l'intérêt à conjuguer performances économiques, sociales et environnementales. Relever ce défi est néanmoins un réel challenge. Outre qu'il exige un effort de toute la chaine recherche - formation - développement - acteurs, il implique aussi de ne pas laisser croire qu'il existe une solution de portée universelle et générale. Les solutions au défi seront multiples et adaptées aux conditions locales. Elles seront trouvées à condition de ne pas exclure a priori tel ou tel levier, tel ou tel progrès quel que soit son origine, etc. Elles seront trouvées à condition d'adhésion de tous, sans exclure a priori tel ou tel.
Bien cordialement
Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA
Par ml // samedi 13 mars 2010 // 22:54
Membre / Représentant d’une association de défense de la nature/environnement
Pour ce qui est de la minimisation des risques environnementaux, une étude approfondie des pratiques ancestrales et leur actualisation semble nécessaire. Il faut en finir avec les pesticides et la monoculture. Au contraire il faut étudier l'action de produits naturels tel le purin d'ortie et la protection mutuelle entre cultures différentes.
Réponse :Conjuguer performances économiques, sociales et environnementales est un défi d'ampleur. Le relever exige un effort de toute la chaine recherche - développement - formation - .acteurs. Il est plus que vraisemblable qu'il n'y a pas une solution unique, de portée universelle, à ce défi, mais des solutions diversifiées, adaptées aux conditions locales (physiques, climatiques, agronomiques, sociales, économiques, etc.). Dans ce contexte, les savoirs des acteurs sont une ressource précieuse qui ne doit pas cependant laisser croire qu'ils constituent l'unique solution.
Bien cordialement
Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA
Par DUVAL // lundi 15 mars 2010 // 00:49
Acteur / partenaire agricole
Je suis agriculteur et abonné à la Recherche (j 'y ai trouvé l'adresse de votre consultation)ou j'ai rarement vu des articles venant de l'INRA. bref je ne sais pas grand chose sur vos sujets de recherche. J'ai quand meme l'impression qu'il ne me concerne pas beaucoup.
Je vois beaucoup de sujets concrets à étudier
Les produits phytos dont j'aimerais bien pouvoir me passer un jour pour mon porte monnaie , ma santé et accessoirement mon image de pollueur. Des recherches (indépendantes des firmes) menées sur des céreales resistantes aux champignons existent elles ? Il existe aussi parait il une capacité des plantes à ce défendre des autres plantes (je ne connait pas le terme scientifique) ceci est il étudié par l'INRA.
Je m'étonne moi qui suit éleveur du peu d'intéret que l'on porte au plantes candidates pour remplacer le soja (dont l'image n'est pas tres glorieuse). existe t'il des recherches pour par exemple augmenter le rendement du lupin à l'INRA.
On nous accuse régulierement d'utiliser les antibiotiques à tort et à travers. Existe t'il des recherches pour par exemple trouver des tests simples qui permettrait de déterminer qu'elle bactérie et à l'origine de l'infection sur un animal. Existe t'il tout simplement des travaux (hors firmes)pour trouver des remplaçants aux antibiotiques.
Ou en est on des biocarburants de deuxième génération élaboré directement avec de la cellulose qui permettront peut-etre d'utiliser la paille, le bois et des sous produit non concerné par l'alimentaire.
Réponse :Le fait que vous écriviez que nos sujets de recherche 'ne vous concernent pas beaucoup' est surprenant, si ce n'est inquiétant, pour l'organisme auquel j'appartiens dans la mesure où vous êtes agriculteur, en outre très intéressé, si j'en crois le début de votre message, par les questions de science et de recherche. Il m'est hélas difficile de poursuivre le dialogue faute de bien comprendre le pourquoi de ce jugement qui en outre est, au moins pour partie, contredit par la suite de votre message. Je crois alors deviner qu'il y a derrière ce jugement, une critique de la mise à disposition, de la diffusion et de la vulgarisation des résultats des recherches menées à l'Inra car en écho à vos questionnements, nous menons des recherches sur les résistances aux maladies et ennemis des cultures, sur des espèces 'alternatives' au soja et des systèmes d'élevage ayant moins recours à ce dernier, sur les maladies des animaux dans toutes leurs dimensions, sur les biocarburants de deuxième génération (qui en passant, même s'ils exploitent les parois, peuvent aussi poser des questions de concurrence indirecte avec l'alimentaire, via la concurrence pour l'allocation des terres dès lors que la biomasse provient de plantes dédiées), etc. Je vous invite à consulter le site web de l'institut pour un aperçu de nos recherches (http://www.inra.fr/ ). Ce site web est en cours de refonte, un des objectifs de la rénovation étant précisément de faire en sorte que l'information mise à disposition soit plus facilement accessible. N'hésitez pas à nous faire part de vos commentaires et observations, même critiques !
Bien cordialement
Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA
Par Anonyme // lundi 15 mars 2010 // 16:28
Personnel / scientifique de l’INRA
L'agriculture et les agriculteurs doivent de plus en plsu négociés leurs pratiques avec d'autres, collectivités, agences de l'eau, associations . Dans les priorités de recherches , le "avec qui" et "pour qui" l'INRA travaille est peu explicité dans les formulations alors que la science a de plus en plus à travailler et expliciter son lien à la société.
Réponse :D'accord avec vous, et la présente consultation est une des réponses à ce lien science - société. Au 'pour qui nous travaillons », je répondrai pour l'ensemble de la société puisque nous sommes un organisme de recherche public financé par des fonds publics. Au 'avec qui nous travaillons », je répondrai de la même façon.
Bien cordialement
Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA
Par jérôme // lundi 15 mars 2010 // 21:08
Acteur / partenaire agricole
bonjour je suis agriculteur en conversion bio .
je trouve qu'il y a très peu d'innovation dans ce domaine : agriculture bio sans fertilisant extérieur (la forêt se passe très bien de fumier ou de compost) .
aujourd'hui l'agriculture bio rime avec "binage labourage "
je pense qu'il y a d'autres alternatives possibles : cultures associées ; couvert permanent du sol avec légumineuse.
le résultat serait plus écologique
Réponse :Depuis plus de dix ans maintenant, l'Inra développe un programme de recherche spécifique consacré à l'agriculture biologique. Je vous invite à consulter les résultats et enseignements de la deuxième tranche de ce programme (https://www.inra.fr/ciag/revue_innovations_agronomiques/volume_4_janvier_2009 ). Chaque tranche dure aux alentours de 4 à 5 ans, et nous sommes actuellement à la troisième tranche (les projets de recherche viennent d'être sélectionnés).
Bien cordialement
Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA
Par Marie // mardi 16 mars 2010 // 17:44
Citoyen intéressé par les enjeux de recherche
Bonjour,
Je consomme de préfèrence des produits biologiques, et ce depuis les années 80. Je vis au plus près de mes convctions écologiques.
Cette prise de conscience, je l'ai faite grâce à Mr René Dumont, non pas grâce à Nicolas Hulot.....
René dumont soutenait en particulier :
le contrôle démographique ;
les économies d'énergie ;
la coopération internationale envers les pays en voie de développement ;
la protection et la remédiation des sols.
Que des temps perdu et de destructions!
Les idées simples , les solutions naturelles, peu couteuses existent ...
Aidons les> à se développer.
Les collectivités locales, jardiniers, agriculteurs utilisent publiquement les produits naturels peu préoccupants et le revendiquent.
Ecoutez-nous, préoccupez-vous vraiment de nos aspirations et de notre santé. Merci pour nous, et pour les générations devant nous!
Réponse :La présente consultation procède précisément de notre volonté d'écouter, et de se préoccuper de, l'ensemble de la société puisque, en tant qu'organise public de recherche, c'est pour l'ensemble de la société que nous travaillons dans le cadre des missions et des domaines qui sont les nôtres (alimentation, agriculture et environnement, et à leurs interfaces). M'autoriserez-vous néanmoins à une remarque, voire un conseil ? Celui de la prudence face à des idées a priori de bon sens et simples. Ainsi, oui sans nul doute aux économies d'énergie et à des systèmes de production plus économes en énergies (fossiles). Mais préconiser le contrôle démographique ne comporte t'il pas aussi des risques et ne pose t-il pas des problèmes éthiques, si ce n'est moraux, au-delà de la première difficulté qui est sa mise en oeuvre de façon coordonnée à l'échelle internationale ?
Bien cordialement
Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA
Par Anonyme // mardi 16 mars 2010 // 22:30
Acteur / partenaire agricole
je suis agriculteur il est curieux de constater que mon métier n'est même pas prevu dans les contributeurs.
On nous parle beaucoup des pollutions agricoles, je n'ai pas encore vu beaucoup d'étude sérieuse et scientifique sur le sujet nous permettant de tirer des conclusions.
la plupart des questions posées par le monde agricole paraissent simples : diminutions des produits phytos, biocarburants, elevage intensif,excés de nitrates etc ..mais sont difficiles à résoudre si on veut continuer à manger à notre faim. Il est amusant de constater que certaines élites pensent que la société va changer l'agriculture. Nous les paysans nous savons que ce qui gouverne l'agriculture c'est la nature et elle n'est pas toujours de notre coté, l'homme n'y fait pas grand chose. Je ne suis pas vendeur d'engrais ni de produit phytos mais rappelons que si nous ne consacrons que quelque % de notre budget à la nourriture c'est grace à eux. Les produits phytos sont pour l'instant un mal nécessaire mais c'est à vous de nous trouver des solutions pour les éliminer ou au moins de ne les utiliser que ponctuellement.
Réponse :L'Inra développe déjà des recherches sur le métier d'agriculteur (il serait plus exact de parler de métiers au pluriel), son évolution (leur évolution) dans un contexte de diminution continue de la population agricole et de diversité des modèles de développement des territoires, etc. : je vous invite à consulter les sites web des deux départements de recherche SAD (http://www.inra.fr/sciences_action_developpement/ et SAE2 (http://www.inra.fr/esr/ ) pour plus de d'informations sur ces recherches.
Les questions qui se posent sont peut-être simples ; y répondre est nettement plus difficile car exige, outre des recherches fondamentales en amont et des recherches spécifiques sur les mécanismes, les verrous, etc., des recherches pluridisciplinaires, intégrées et systémiques, et une action coordonnée de la chaine complète recherche - développement - formation et conseil - acteurs. Via les priorités ici soumises à consultation, notre ambition est de définir les recherches à mettre en œuvre pour relever les défis que vous mentionnez : réduire les pollutions d'origine agricole tout en assurant un revenu décent aux producteurs, mieux valoriser les services des écosystèmes et ce faisant les protéger, diminuer les usages de produits phytosanitaires tout en maintenant les performances techniques et économiques des exploitations, etc.
Bien cordialement
Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA
Par Fabien Lloyd // mercredi 17 mars 2010 // 10:50
Citoyen intéressé par les enjeux de recherche
Mettre un terme à cette aberration partiellement responsable de l'état actuel de nos sols et de nos rivières et qui veut que les aspirants agriculteurs en lycées agricoles ne soient pas formés à la biologie et à la chimie des sols, mais plutôt aux dosages de pesticides industriels.
Réponse :Votre jugement est au moins un peu trop définitif, pour ne pas dire caricatural. Néanmoins, je partage votre opinion si celle-ci signifie que les pratiques et systèmes agricoles (et forestiers) doivent conjuguer performances économiques et environnementales (cf. priorité 1), mieux valoriser les services écosystèmes des milieux et ce faisant, mieux les protéger (cf. priorité 2), etc. Tout cela exige un effort de l'ensemble de la chaine recherche – développement – conseil – acteurs, et en premier lieu de la formation.
Bien cordialement
Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA
Par BB // jeudi 18 mars 2010 // 09:46
Agent / Représentant d’une collectivité territoriale française
Accentuer la recherche dans le domaine de l'agriculture biologique autour des thèmes 1,2,5,7. Beaucoup d'affirmations contradictoires sont émises à propos de la Bio sans que des recherches suffisantes puissent les étayer où le démentir; ce ne sont pas les grands groupes de l'agrobusines qui vont subventionner ces recherches, ce sont donc aux pouvoirs publics à amener la connaissance en la matière et donc à la financer, sachant que nombre d'entre elles pourront être utiles à l'ensemble de l'agriculture, tant sur le plan agronomique que sur celui du rapport agriculture-territoire, du lien producteur-consommateur ou des méthodologies d'approche globale des systèmes, par exemple.
Réponse :Depuis plus de dix ans maintenant, l'Inra développe un programme de recherche spécifique consacré à l'agriculture biologique. Je vous invite à consulter les résultats et enseignements de la deuxième tranche de ce programme (https://www.inra.fr/ciag/revue_innovations_agronomiques/volume_4_janvier_2009 ). Chaque tranche dure aux alentours de 4 à 5 ans, et nous sommes actuellement à la troisième tranche (les projets de recherche viennent d'être sélectionnés). Par ailleurs, nous participons, en collaboration avec le ministère en charge de l'agriculture, à un réseau européen ayant aussi pour objectif de promouvoir et de développer les recherches sur l'agriculture biologique (http://www.coreorganic.org/ ).
Bien cordialement
Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA
Par BB // jeudi 18 mars 2010 // 10:04
Agent / Représentant d’une collectivité territoriale française
J'ai consulté les commentaires; c'est très intéressant mais je n'arrive pas à ouvrir les pièces jointes...?
Par agriculteur et écolo // jeudi 18 mars 2010 // 21:10
Acteur / partenaire agricole
il me semble qu'en axant les recherches sur les performances des exploitations agricoles, les sujets tels que environnement, climat, sécurité alimentaire sont largement décortiqués et peuvent être solutionnés. En tant qu'agriculteur, je considère que ces trois enjeux sont aujourd'hui indissociables des résultats techniques et économiques de ma ferme. Mais ces critères d'efficacité globale nous sont aujourd'hui imposés et peu de moyens nous sont apportés pour résoudre le dilemne : gagner de l'argent et avoir une pratique écologique et sociale équilibrée.
Réponse :Votre commentaire n'appelle pas, je crois, de réponse spécifique dans la mesure où le constat est partagé et les priorités de recherche ici soumises à consultation sont précisément définies dans la perspective de répondre, pour ce qui est de la recherche, aux défis de la conjugaison des performances économiques, sociales et environnementales de l'agriculture et de la forêt, dit autrement de leur développement durable.
Bien cordialement
Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA
Par Fléché Cécile // vendredi 19 mars 2010 // 09:58
Citoyen intéressé par les enjeux de recherche
L’INRA depuis 1945, a privilégié l’agriculture intensive en grandes à très grandes parcelles, en monocultures, avec l’utilisation d’intrants, de pesticides, d’interventions lourdes sur les sols, l’utilisation de semences dites améliorées. Ces choix ont abouti à une pollution généralisée des eaux, sols, air, alimentation, la stérilisation continue des sols. Mondialisation aidant, ces choix, pour des raisons financières (sous la pression des industries chimiques et agroalimentaires), ont conduit à l’extension de la famine, l’appauvrissement des paysans (70 % de ceux qui souffrent de famines sont des paysans) C’ est moins de recherche dont nous avons besoin en agriculture - nous avons tous les outils nécessaires pour une agriculture écologique respectueuse de l'environnement, qui produise des aliments sains, non chargés de produits chimiques, nutritifs et goûteux - Que d'une large information et formation sur ces techniques, ce qui est loin d'être le cas aujourd'hui et que l'INRA pourrait promouvoir comme elle a fait la promotion du tout chimique et du tout "amélioré" depuis 1945. Les recherches dont nous avons besoin, éventuellement, sont des recherches sur le terrain : reconversion des études vers le maintien de la fertilité des sols avec des techniques naturelles, sur les PNPP (produits naturels peu polluants comme purins, décoctions, etc...), les moyens de lutte naturels contre les ravageurs, la pérennisation de races et de variétés de semences rustiques, adaptées aux terroirs, résultat de sélections conduites depuis plusieurs siècles, le travail du sol simplifié. Et surtout nous demandons l'arrêt des recherches porteuses de catastrophes pour l'avenir comme la transgénèse, les nanoparticules qui ne servent que les intérêts de l'industrie chimique et agroalimentaire. Cécile Fléché
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Réponse :Que l’Inra ait pu commettre des erreurs et faire des mauvais choix, comme tout un chacun, je ne le conteste pas. Je préfère employer « faire des mauvais choix » car il faut replacer les décisions dans leur contexte historique. En revanche, je conteste vos affirmations quant au fait que ces choix auraient été dictés par des raisons financières sous la pression des industries chimiques et agro-alimentaires, et auraient de surcroît conduit « à l’extension de la famine et l’appauvrissement des paysans (vous avez raison néanmoins quand vous dites que les premières victimes de la faim sont les paysans et les ruraux). Il est plus facile de cibler un bouc émissaire que de chercher les vraies raisons, et donc les vrais remèdes, à deux maux que vous mentionnez.
Vous affirmez que « nous avons tous les outils nécessaires pour une agriculture écologique respectueuse de l’environnement, qui produit des aliments sains, non chargés de produits chimiques, nutritifs et gouteux. Si seulement c’était vrai (en passant à un coût acceptable pour tous les consommateurs) ! En revanche, le besoin de conseils et de formations sur le renouvellement des pratiques et des systèmes orientés selon les principes du développement durable est clair. Et je vous rassure, l’Inra mène d’ores et déjà des recherches en partenariat étroit avec les acteurs, au premier rang desquels les agriculteurs.
De façon plus générale, vos propos témoignent d’un point de vue (très) militant, et c’est naturellement votre droit le plus strict. Acceptez que tout le monde ne partage pas votre point de vue et surtout, si je peux me permettre, acceptez de voir que (a) les choses ne sont pas aussi binaires que vous le dites et (b) que dans la très grande majorité des cas, toute évolution a des conséquences positives et négatives selon l’acteur considéré. Organisme public de recherche au service de l’ensemble de la société, il est de notre mission, si ce n’est de notre devoir, de décrire et d’expliquer tous les aspects des innovations, des réformes, des évolutions, etc.
Bien cordialement
Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA
Par slg // vendredi 19 mars 2010 // 17:15
Citoyen intéressé par les enjeux de recherche
pourquoi pas un partenariat avec le CEVA en Bretagne, pour la valorisation des algues ?
Réponse :Bien sur ! D'ailleurs, les collaborations et partenariats existent déjà. Voir par exemple,
www.inra.fr/les_partenariats/collaborations_et_partenaires/entreprises/en_direct_des_labos
Bien cordialement
Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA
Par INRA_2014 // lundi 22 mars 2010 // 18:24
Personnel / scientifique de l’INRA
A l’occasion du salon international de l’agriculture 2010, l’INRA a organisé une rencontre avec ses partenaires et prolongé la réflexion sur ses priorités scientifiques. Découvrez les vidéos et les synthèses des ateliers sur http://www.inra2014.fr/salon-international-agriculture.php .
Par Christophe // mercredi 24 mars 2010 // 10:08
Acteur / partenaire agricole
Il est dommage que l'INRA ne se penche pas encore un peu plus bas; Dans les campagnes des agriculteurs travaillent ce sujet depuis plus de vingt ans, et ce, dans une grande solitude. Lessentiel des informations et du travail scientifique dont ils ont eu besoin est venu de l'étranger ( Suisse, Allemagne, USA, Canada, Brésil,Chili). Aujourd'hui des systèmes patiemment mis au point, fondés sur la fertilité naturelle plus que sur le recours aux intrants, commencent à fonctionner et confèrent aux exploitations où ils sont pratiqués une rentabilité enviable. Chez ces quelques centaines d'agriculteurs, on sait aujourd'hui par exemple produire des céréales à haut rendement, au prix du marché, avec des plantes associées et très peu d'intrants.
Le travail est fait; saurez vous aller le chercher, le complèter et le divulguer en le respectant ?
Réponse :Si le travail est fait, tant mieux. Mais hélas, je ne le crois pas. Qu'il y ait des exemples réussis de pratiques, de systèmes, d'exploitations, etc. conjuguant performances économiques et environnementales, est incontestable. Et bien sûr, il nous faut tirer profit de ces expériences réussies, nationales et étrangères. Mais leur généralisation, au sens adaptation à la diversité des conditions locales (physiques, climatiques, agronomiques, économiques, sociales, etc.), ne va pas de soi et de façon générale c'est un objectif majeur poursuivi via plusieurs des priorités de recherche ici soumises à consultation. Par ailleurs, mettre en œuvre les solutions exigera d'aller au-delà de la seule recherche et un effort coordonné de la chaine recherche - développement - conseil - acteurs.
Bien cordialement
Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA
Par Girardin Philippe // mercredi 24 mars 2010 // 19:55
Agent / Représentant d’une collectivité territoriale française
1- La recherche au croisement de la nutrition, de l'environnement et de l'agronomie, que les allemands appellent "écotrophologie"est absente à l'INRA.
Pourtant des chaire d'neseignement existent en Allemagne de puis de nombreuses années et il y en a aujourd'hui en Angleterre et aux Pays-Bas.
Discipline à la croisée des chemins des agronomes, des médecins et des elle est pourtant dans le droit fil de ce que L'INRA pourrait faire compte tenu des compétences existantes dans l'institut.
2_ Quel rôle la rcherche doit jouer pour répondre à la question cruciale de la diminution du nombre d'agriculteurs. L'agrandissement des exploitations a été la solution jusqu'à aujourd'hui dans les zones de culture intensive. Ce ne pourra plus être le cas demain et ce n'est déjà plus le cas aujourd'hui dans certaines zones difficiles ou de montagne. Quel aménagement du territoire dans ces conditions ?
Quels outils la recherche peut mettre à disposition pour simuler le nouvel aménagement du territoire ? Quel innovation sociale tester ?
Réponse :Hélas, et vous allez sans doute me le reprocher, je ne sais pas ce qu'est l'écotrophologie telle qu'elle est définie (et enseignée ? pratiquée ?) en Allemagne, voire dans d'autres États membres européens. Mais au-delà des mots, je crois pouvoir affirmer ici que les recherches développées à l'INRA intègrent de façon croissante l'étude 'de ce qui se passe' aux interfaces agriculture – alimentation - environnement, et ce à diverses échelles, y compris l'échelle planétaire (cf., par exemple, pour ce qui est de ce dernier niveau, les résultats de la prospective Agrimonde développée en commun par l'Inra et le Cirad : http://www.inra.fr/l_institut/prospective/agrimonde ). Néanmoins, je vais me renseigner, et compléter mon information sur ce qu'est l'écotrophologie !
Comprendre les évolutions structurelles à l'œuvre en agriculture, notamment la diminution continue du nombre d'exploitations agricoles (et d'agriculteurs) et simultanément l'agrandissement de la taille des unités de production, fait l'objet de recherches, notamment au sein du département SAE2 (http://www.inra.fr/esr/ ). Une remarque sur ce point en 'réponse' à vos commentaires : méfions-nous des idées toutes faites quant aux déterminants, et à leurs poids respectifs, des évolutions structurelles à l'œuvre en agriculture ; on accuse très vite la PAC et ses réformes au détriment de facteurs exogènes à la stricte sphère agricole, notamment ce qui se passe dans le reste de l'économie et de la société.
Enfin, pour ce qui est des aspects disons territoriaux, je vous invite à consulter les recherches développées au sein du département SAD (http://www.inra.fr/sciences_action_developpement/ ), notamment dans ses unités de Paris et de Clermont, au sein du département SAE2, notamment de son unité de Dijon, ou encore dans le cadre du programme Pour et Sur le Développement Régional (PSDR) mené en collaboration avec les Conseils Régionaux et les acteurs de dix régions administratives (http://www.inra.fr/les_partenariats/recherches_pour_et_sur ).
Bien cordialement
Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA
Par agriculteur, // vendredi 26 mars 2010 // 22:45
Acteur / partenaire agricole
je suis agriculteur , et non pas "partenaire agricole",
vous savez celui qui est responsable de tout les problèmes .
nous sommes plusieurs , pour ne pas dire tous , anous poser toutes ces questions . et nous sommes tres nombreux a faire des éssaits dans nos champs et élevages , et sommes trop souvent confrontés a des problèmes techniques ,économiques , mais aussi et surtout de normes juridiques et administratives .
quelques exemples :
-> l'enfouissement obligatoire des éfluants d'élevage par un travail du sol , qui crée l'érosion ,et donc le léssivage.
->la législation sur les semences de ferme ,qui nous obligent a acheter des semences certifiées ,et donc avec un enrobage de traitement.
je ne donne que deux exemples , sinon la nuit ne serra pas assée longue.
étant agriculteur sur la côte atlantique , je pourrais vous donner aussi une longue liste des polutions d'origine autres qu'agricole , mais ce n'est pas le sujet.
je vous remercie de me donner la parole , mais regrette que nous soyons trop peut d'agriculteurs a prendrent la parole .
je souhaite une bonne vie a cette rencontre , et espere qu'elle ferra avencer les choses de l'environnements ,mais surtout sans oublier le milliard d'enfants ,de femmes et d'hommes qui ont faim .
Réponse :Merci pour vos encouragements. Votre commentaire reflète parfaitement l'ampleur des défis, leur diversité et leur imbrication, et donc la difficulté à les relever. Les priorités ici soumises à consultation visent à les relever dans le champ de compétences et dans le cadre des missions qui sont les nôtres, soit la recherche dans les tris domaines de l'agriculture, de l'alimentation et de l'environnement, et à leurs interfaces. Mais la seule action de la recherche ne saurait suffire ; c'est l'ensemble de la chaine recherche - développement - formation - conseil - acteurs qui doit se mobiliser, de façon concertée et coordonnée.
Bien cordialement
Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA
Par TCS // lundi 29 mars 2010 // 17:39
Acteur / partenaire agricole
Nous avons l'agriculture que nous méritons, des produits variés, pas chers, beaux, sans trop de goût hélas, mais nos emplettes sont nos emplois.
Comme l'ensemble des consommateurs (50 % citoyens civiques) nous choisissons notre Caddie avec nos moyens, et tant que nous boycotterons pas certains produits (comme l'huile de palme par exemple) nous ne pourrons pas orienter la production, donc notre agriculture, donc l'aménagement de notre territoire.
Lorsque nous voyons les GMS faire des promotions sur des produits issus de l'AB, c'est le commencement de la fin, car pour contrer le manque de quantité il faut un prix un peu plus élevé, qui grignote ce fameux "pouvoir d'achat"...
Cela fait quelques décennies que l'on cultive l'environnement, tout en façonnant les paysages, que nous respectons la nature sur et dans le sol, que nous vivons "campagnes", les vraies écologistes : c'est nous ! C'est notre métier avec cette passion qui nous anime...
Balayé en 10 seconde par un scandale médiatique par quelques "brebis égarées".
Nous ne reprendrons pas la "binette du grand-père", jamais!
Car le SMIC est à 9 €/heure, et c'est un progrès social ! Car c'est accepté de payer alors la baguette de pain à 10 € ! Impensable...
Mais ils faut regarder autour de nous, les autres conditions de vie, les autres agricultures....Nous constatons que nous sommes dans une bulle de richesse (toute relative au regard de la dette de 22 000 €/ tête de pipe) et demain nos acquis pourrait disparaître comme le deviendront les ressources alimentaires.
Balayé en 10 secondes par un scandale médiatique par un "troupeau de brebis AFFAMÉES"
Ils sera déjà trop tard pour inventer une agriculture "vivrière" car les paysans seront morts pour alors, terrassés par des réformateurs "intégristes" (écophyto 2018, BV "algues vertes",etc,etc....).
Aujourd'hui les paysans SAIGNENT...on ne pourra pas dire qu'on vous aura pas prévenu, quelques soient votre profession, ou vos idéologies politiques !
Voltaire (1694-1778) a écrit ceci "On a trouvé, en bonne politique, le secret de faire mourir de faim ceux qui, en cultivant la terre, font vivre les autres..."
Réponse :Pourquoi rejeter a priori le développement de l'agriculture biologique via la grande distribution ? Vous n'y voyez que des effets négatifs en parlant de 'commencement de la fin'.. N'est-ce pas aussi un moyen d'assurer un plus grand développement de filières AB en assurant une part de marché plus grande via à un accès pour un plus grand nombre. Loin de moi tout angélisme, et je sais aussi que si la grande distribution développe des stratégies de développement de rayons AB, c'est aussi parce disons elle y trouve 'son compte'.
Cet exemple pour insister sur le point suivant en réponse à votre message : méfions-nous des idées reçues et des affirmations normatives, pour ne pas dire subjectives ; et méfions nous des oppositions binaires. Chacun peut, et même doit, avoir une idée sur le monde tel qu'il devrait être (du moins selon lui). Mais le rôle de la recherche (au sens large, y compris le développement) est avant tout de comprendre et d'expliquer le monde tel qu'il est et sur cette base, de proposer des progrès et des innovations susceptibles de l'améliorer en éclairant les conséquences, positives mais aussi négatives, de telle ou telle évolution. Que la situation des agriculteurs soit aujourd'hui très difficile sur le plan économique, nul ne le contestera. Et c'est pourquoi nous travaillons à proposer des voies pour améliorer cette situation tout en n'oubliant pas que les pratiques et les systèmes agricoles doivent évoluer dans le sens d'un plus grand respect de l'environnement et des ressources naturelles. Il y a eu progrès en ce domaine. Ils doivent être poursuivis.
Bien cordialement
Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA
Par Laurent // lundi 29 mars 2010 // 22:28
Acteur / partenaire agricole
tout d'abord, je crois que la priorité aujourd'hui de tout organisme de recherche devrait être d'expliquer à tous que le progrés est indispensable à l'humanité, que c'est le progrès qui est responsable de l'augmentation de l'éspérance de vie,
et que le progrés c'est d'abord la recherche.
que dans la recherche, il y a forcément une part de risque, et que le principe de précaution qu'on a malheureusement imposé en france est un terrible frein pour la recherche.
Pasteur, Pierre et Marie Curie, et bien d'autres,ont pris d'énorme risques lors de leur recherches, et aujourd'hui on les enfermerait au nom du principe de précaution!
Et pourtant, combien de vies ont ils sauvés par leur découvertes!
expliquer aussi que pendant 10 000 ans d'agriculture biologique l'humanité connaissait des famines récurentes. que l'apparition de la chimie dans l'agriculture a permis d'éradiquer ces famines dans les pays développés.
Le progrés fait mourrir aujourd'hui chez nous a plus de 76 ans de cancer, alors qu'au milieu du 19° siécle on mourrait d'intoxications alimentaires en bas age ou de disette a 30 ans, pourtant toute l'agriculture était naturelle.
Mais aujourd'hui on sait que la chimie, si une part est indispensable a la production, a aussi quelques mauvais cotés.
c'est la connaissance scientifique, la selection (classique ou OGM) qui permettra de se passer d'une partie de la chimie
Ensuite, en tant que producteur agricole, ce que j'attends d'un organisme de recherche public, c'est qu'elle me permette de reconquerir du revenu en ayant plus de conaissances agronomiques, qui me permette de dépenser moins d'intrants pour produire autant.
qu'on me fournisse des especes, des variétés, des techniques, des qui me permettent de limiter mes interventions mécaniques couteuses en petrole et main d'oeuvre, mes apports d'engrais et de desherbants ou fongicides. que les modéles de prévision de maladies et ravageurs de mes cultures soit fiables, mais aussi à ma libre disposition et non pas vérouillés par le systéme commercial des coopératives et chimistes.
Que la recherche progresse sur l'application des techniques de semis direct (notions de low-disturbance, allopathie et allelopathie) en France malgrès les a prioiri de certains lobbys.
En résumé, ce que j'attends c'est de pouvoir être plus productif avec moins d'intrants. de l'écologie dans son vrai sens du mot et non pas politique!
Réponse :N'est-il pas de la mission (du devoir) d'un institut de recherche public tel que l'INRA d'éclairer sur les conséquences des choix dans toutes leurs dimensions, dans tous leurs effets, etc. Vous écrivez qu'il ne peut y avoir de progrès sans risque (sans prise de risque serait plus juste, du moins selon moi). Sans doute, et même sans nul doute. Mais identifier ces risques potentiels et informer sur ceux-ci fait (aussi) partie des missions de la recherche.
Votre commentaire est très riche et je vais donc me limiter à quelques flashs, à défaut de réponses complètes qui exigeraient de plus longs développements : progrès certes, mais encore faut-il accepter que celui-ci est multiple, multiforme,... et qu'il réponde aux attentes de tous ; (b) je pense que le principe de précaution est excessivement mis en avant, voire accusé, alors que très souvent il s'agit plus d'un précautionnisme excessif ; (c) assimiler, au moins de façon implicite, agriculture biologique et famines du passé est excessif, voire trompeur, ce qui ne veut pas dire que l'agriculture biologique est la solution unique et universelle aux défis alimentaires et agricoles d'aujourd'hui et de demain ; (d) et enfin, oui à la nécessaire conjugaison simultanée des performances économiques et environnementales, ne serait-ce parce qu'il sera évidemment plus facile / moins difficile de faire évoluer les pratiques et les systèmes de production, et cette évolution est nécessaire, si les agriculteurs dégagent un revenu décent de leur activité et des évolutions de celle-ci : dans cette perspective, les politiques publiques ont clairement un rôle à jouer en fournissant les incitations adaptées.
Bien cordialement
Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA
Par JPJANY // vendredi 02 avril 2010 // 00:04
Acteur / partenaire agricole
Le point 3 est certes intéressant, puisque l'agriculture doit chercher à fournir des produits apportant des bienfaits à la population, encore que tout produit puisse être consommé en excès et apporter des dommages indépendamment de ses qualités propres.
Mais, même si l'INRA doit veiller à l'amélioration de la qualité des produits alimentaires et à leur adaptation aux demandes des consommateurs, les questions nutritionnelles débordent un peu de ses missions traditionnelles. L'INRA s'est-il donné les moyens humains suffisants d'aborder ce domaine, ou ne risque-t-il pas d'apparaître comme faisant de la "recherche de Gribouille" ? Comment par exemple concevoir de travailler sur la viticulture et l'œnologie (matériel végétal, techniques culturales, pathologies, phytopharmacie, fermentations,…), lorsque des agents de l'INRA condamnent le produit agricole qui en est issu en affirmant que le premier verre de vin est cancérigène ? L'INRA aurait dû pour rester cohérent cesser toute recherche dans ces disciplines, hors le cas du raisin de table…
La situation serait plus confortable si on avait laissé ces affirmations partisanes aux agents de l'Agence française de Sécurité Sanitaire des Aliments ou à la Direction de la Santé, mais eux-mêmes ne sont pas allés aussi loin.
Cette 3° proposition est-elle un gage que ce domaine sera désormais abordé avec sérieux et par des personnes compétentes, par exemple par des études longitudinales de cohortes afin d’avoir une approche globale ? Sachant que les études de cohorte déjà disponibles depuis 25 ans n'arrivent pas à la même conclusion que celle citée.
Réponse :Les missions de l’INRA, redéfinies en 2008 lors du renouvellement de mandat de la présidente, réaffirment les trois enjeux de l’institut ; l’agriculture, l’alimentation, et l’environnement. C’est à ce titre que ces recherches sont légitimes, et la communauté de chercheurs en nutrition dans l’institut, sa reconnaissance nationale et internationale, témoignent que ses compétences sont réelles. On ne peut aujourd’hui dissocier la production agricole de ses finalités, alimentaires ou non alimentaires. Les caractéristiques de produits agricoles et de leurs modes de production sont aujourd’hui définies par la demande en aval, puisqu’on est dans une logique de demande plus que d’offre. L’analyse de cette demande conduit donc aux recherches sur les qualités nutritionnelles de l’alimentation jusqu’à ses effets sur la santé.
Cordialement
Catherine Esnouf
Directrice scientifique adjointe Alimentation, INRA
Par Eau et Rivières de Bretagne // vendredi 02 avril 2010 // 16:34
Membre / Représentant d’une organisation non gouvernementale
Contribution de l'association "Eau et Rivières de Bretagne"
Eau-et-Rivieres-de--Bretagne.pdfPar Simple chercheur // lundi 05 avril 2010 // 19:08
Personnel / scientifique de l’INRA
ATTENTION AUX IDEES ET THÈMES A LA MODE
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Les idées et thèmes à la mode aujourd'hui risquent d'apparaître inadéquats et obsolètes dans quelques années quand les conséquences des orientations prises sous leur influence se feront sentir (*) alors que le contexte aura évolué et sans doute changé.
Aussi est-il souhaitable :
– de garder une certaine diversité des recherches et pluralité d'options,
– d'observer l'orientation des recherches dans les autres pays,
– de se servir de projections et perspectives à un horizon de 7 - 10 - 12 ans. On peut supposer que les recherches 2010 - 2014 auront des retombées vers 2015 - 2025. Quel sera alors l'état du monde ? Cet horizon à huit - dix ans gagnerait à être mieux exploré. En effet il est parfois un peu négligé au profit d'horizons plus lointains mais assez spéculatifs comme 2050.
Il semblerait vraiment utile que la réflexion sur les orientations des recherches s'appuie sur une analyse des états du monde possibles dans 5 - 10 ans.
(*) cela du moins si les recherches ont des retombées concrètes, et ne servent pas surtout à "faire des publications".
Par Anne Vonesch // lundi 05 avril 2010 // 21:56
Membre / Représentant d’une association de défense de la nature/environnement
Si les Bretons avaient eu pitié de leurs porcs et volailles, leurs rivières et leurs plages ne seraient pas polluées comme elles le sont.
Le bien-être des animaux doit désormais être une priorité forte à l'INRA, pour développer et accompagner de nouveaux systèmes d'élevage.
Une agriculture durable ne peut pas se concevoir sans une éthique de respect du vivant. Cela nécessite de profonds changements.
Ma contribution apporte quelques interrogations quant à l'INRA et le lobbying contre le bien-être des animaux ; sur ce que j'appelle le "train-train des erreurs" ; les théories de l'adaptation et autres modèles simplistes ; des biotechnologies contestables ; et la nécessité d'un débat sociétal approfondi.
Ensuite je présente une liste d'attentes et de propositions qui terminent avec un regard sur l'expertise récente sur la douleur des animaux, et l'engagement éthique, à l'avenir. Que les chercheurs s'engagent avec courage POUR les animaux (au lieu de tergiverser et de tourner en rond) !
Par Gaignard // lundi 05 avril 2010 // 22:02
Personnel / scientifique de l’INRA
Cette initiative, nouvelle dans un établissement de recherche, est vraiment novatrice et s'inscrit dans le débat devenu nécessaire entre le monde scientifique et la société. L'innovation ne progressera que si elle est co-construite avec la société.
Développer la culture scientifique est un enjeu de société. Dans son contrat d'objectif, l'INRA parlait de "démocratie scientifique". Aujourd'hui ce blog est une forme de consultation démocratique.
Former les agents de l'INRA à débattre, à dialoguer, devient une nécessité pour que ces consultations prennent de l'ampleur et pour que toutes les catégories de la population s'engagent dans ce débat, en particulier les jeunes, qui seront les agriculteurs et les consommateurs de demain.
Des expériences de dialogue, avec l'outil multimédia, jeunes - chercheurs seraient à développer avec l'Education nationale pour s'engager régulièrement dans des consultations de ce type afin d'aller vers la co-construction de l'innovation.
Par Jean-Charles Tastavy. // mardi 06 avril 2010 // 07:45
Citoyen intéressé par les enjeux de recherche
Sous prétexte de modération, n'y a til pas censure des questions embarrassantes ?
Réponse :Cher Monsieur, en toute transparence, il y a eu une quinzaine de contributions non publiées : une était injurieuse et donc non conforme à la charte d’utilisation, et ne posait qui plus est aucune question sur les sujets en débat. Deux autres nous sont parvenus illisibles (caractères étrangers), trois autres étaient des spams publicitaires. Le reste était constitué de « double-clics » d’internautes croyant que leur message n’était pas passé au moment où ils ont validé le formulaire de transmission.
Jean-François Launay
Directeur de la communication, INRA
Par monpoulet // mercredi 07 avril 2010 // 09:40
Acteur / partenaire agricole
toutes les expertises des associations environnementales , vont dans le même sens : les problémes de polution agricole, sont dues au travail du sol (érosion ,lessivage ,...etc...) .
la solution ,ne parait pas être la bio , mais en regardant la nature , la solution nous saute aux yeux ; la non perturbation du sol (et non de la terre , le sol comprend la totalité des mineraux , mais aussi des animaux ,bacteries et vegetaux qui le compose .)
quand au bien être annimal , il ne pourra passer que par les prix , mais aussi par le bien être des éleveurs , qui sont en ce moment même très nombreux , entrain de se suicider au sens propre du terme , et celà sans aucune phrase dans aucun media , il y aurrait donc des sous hommes .
Par Confédération paysanne // mercredi 07 avril 2010 // 10:56
Acteur / partenaire agricole
Cahier d'acteur de la Confédération paysanne.
100406consultation.pdfPar Jean-Charles Tastavy. // mercredi 07 avril 2010 // 10:57
Membre / Représentant d’une organisation non gouvernementale
A l'attention de Mme Esnouf
Pourquoi, si "l'expertise de certains chercheurs n'engage pas l'Institut", celui ci ne juge pas bon de prendre publiquement ses distances avec une personne qui s'en revendique clairement (voir fichier joint) dés lors que ses positions sont divergentes et dans la mesure pù elles le sont réellement ?
Et si c'est le cas pourquoi, selon nos informations, Mme Marion Guillou, Présidente Directrice Générale de l'Institut, a-t-elle "mordicus" défendue cette personne lors d'un conseil d'administration de la FNSEA (2° trimestre 2009) ?
Réponse :Le travail auxquel vous vous référez est une expertise réalisée par l'Institut national du cancer (Inca), à partir d’une analyse bibliographique internationale.
Les chercheurs, lorsqu'ils contribuent à titre individuel à ce type d'exercice, n'engagent pas l'institut auquel ils appartiennent.
A ce jour, seules les expertises collectives conduites par l'INRA font l'objet d'une charte adoptée par l'Institut . La loi de programme du 18 avril 2006 qui donne à la recherche publique et aux chercheurs une nouvelle mission, celle de l’expertise, a en effet conduit l’institut à formaliser la pratique de cet exercice par une charte de l’expertise scientifique collective qui en précise les principes et les modalités (http://www.inra.fr/l_institut/expertise/charte_de_l_expertise_scientifique_collective ).
En revanche, s'agissant des expertises individuelles, cette question reste à traiter dans le cadre d'un chantier de charte dite nationale.
Cordialement
Catherine Esnouf
Directrice scientifique adjointe Alimentation, INRA
Par Georges Baroni, paysan // mercredi 07 avril 2010 // 10:59
Acteur / partenaire agricole
Commentaires sur les propositions de priorités scientifiques pour 2010 – 2014 de l'Inra en pièce jointe.
avisgeorgesbaroni.pdfPar Valentin Beauval, paysan // mercredi 07 avril 2010 // 11:39
Acteur / partenaire agricole
Commentaires sur les propositions de priorités scientifiques pour 2010 – 2014 de l'Inra en pièce jointe.
avisValentin.pdfPar indigen // mercredi 07 avril 2010 // 12:57
Acteur / partenaire agricole
faisant parti du peuple premier de la côte vendéenne , je fais l'amère constat que tout les arguments environnementaux ne sont qu'un moyen de nous écarter de nos territoires , afin d'en prendre possession a des fin récréatif ou immobilier.
Par Thierry Michon // mercredi 07 avril 2010 // 13:29
Personnel / scientifique de l’INRA
Une réflexion sur les biotechnologies vertes et nanotechnologies bio-inspirées (axe prioritaire 4).
Une-reflexion-priorite-4-T.-Michon.pdfPar Casalta Erick // vendredi 09 avril 2010 // 16:43
Personnel / scientifique de l’INRA
Une des évolutions prévues dans le fonctionnement de l'INRA est de renforcer l'échelon territorial.
Dans une société en pleine mondialisation, l'échelle territoriale est importante pour préserver les produits alimentaires régionaux et faire en sorte qu'ils ne soient pas noyés dans la masse des produits "mondialisés". Dans cette optique, quelle stratégie scientifique prévoyez-vous pour les années à venir ?
Réponse :Votre question renvoie à la capacité de différenciation des produits et de segmentation des marchés (questions sur lesquelles l'INRA développe d'ores et déjà des recherches, notamment au sein des deux départements SAD et SAE2). En pratique, la différenciation / segmentation suppose, ou un consentement à payer des consommateurs (au minimum une partie d'entre eux) pour des biens différenciés, et/ou un soutien public à la charge du contribuable quand le consentement à payer du consommateur est trop faible alors que les produits différenciés impliquent des surcouts de production mais correspondent à une demande sociale / sociétale, par exemple parce qu'ils sont le fruit de pratiques plus respectueuses de l'environnement ou issus de circuits courts contribuant à la valorisation et au développement de territoires ruraux. Ces recherches sur la segmentation / différenciation seront poursuivies. Elles trouveront toute leur place au sein de plusieurs priorités ici soumises à consultation, notamment les priorités 1, 2 et 3.
Bien cordialement
Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA
Par SIMV // vendredi 09 avril 2010 // 17:13
Acteur / partenaire industriel
« Produire mieux » implique aussi fournir des solutions de prévention et de traitement des animaux d’élevage toujours meilleures pour le bien-être des animaux dans les élevages et pour la qualité des produits alimentaires d’origine animale
« Conception des systèmes de gestion intégrée de la santé des plantes et des animaux » : ce programme est assez vague. Nous en appelons à la mise en œuvre d’appels à projets autour de ce thème pour les aspects de santé animale. La réduction du recours aux médicaments vétérinaires dans les élevages suppose une approche rationnelle pour les bonnes pratiques de prévention des maladies (hygiène et solutions de vaccination limitant le stress des animaux, entre autres).
Réponse :Nous avons d'ores et déjà décidé de lancer un programme sur la gestion intégrée de la santé des plantes, dans le contexte, en particulier, du plan Ecophyto des ministères en charge de l'agriculture et de l'environnement. La question de la gestion intégrée de la santé des animaux ou de l'écologie de la santé animale est d'une importance égale et fera aussi, selon toute vraisemblance, l'objet d'une animation et d'une programmation dans le cadre du futur document d'orientation et du contrat d'objectifs 2010-2014, y compris dans la dimension bien-être des animaux.
Bien cordialement
Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA
Par Fabien VALORGE - FN Cuma // vendredi 09 avril 2010 // 17:38
Acteur / partenaire agricole
Avant toute chose, bravo et merci d'avoir initié cette démarche participative.
A la lecture de vos 7 propositions de priorités, il me semble que la dimension territoriale ainsi que l’organisation collective sont insuffisamment pris en compte et que votre intérêt pour ces thématiques gagnerait à être fortement renforcé, notamment au sein de la priorité 1 : Conjuguer les performances économiques, sociales et environnementales de l’agriculture.
En effet, à mes yeux, les innovations majeures pour l'agriculture de demain seront avant tout organisationnelles. Car si les innovations techniques sont nécessaires, elles ne sont pas suffisantes. N’oublions pas que ce sont des hommes et des femmes qui font l’agriculture ! Pour que l’agriculture soit performante à la fois d’un point de vue économique, social et environnemental, c’est donc aussi et surtout aux hommes qui la font et aux territoires qu’elle occupe qu’il faut s’intéresser ! Ce qui signifie que la recherche doit s’attacher à identifier ou inventer les modes d’organisation qui permettront de répondre à ces défis.
C’est un fait, les agriculteurs sont désormais minoritaires en milieu rural. Bien souvent, c’est donc le territoire qui s’impose à l’agriculture plutôt que le contraire. Mais à nos yeux, le territoire est aussi un atout et une voie importante pour permettre à l’agriculture de se renouveler et d’aller de l’avant.
Au sein du réseau Cuma, de nombreuses expériences le montre bien : en s’ouvrant à des partenaires locaux (collectivités locales, artisans, particuliers, etc.), des Cuma sont à l’origine de projets structurants et créatifs pour leur territoire : compostage de déchets, entretien de l’espace, production d’énergie, création d’emplois partagés, mise en place de circuits courts, etc.
L’organisation collective sur les territoires est donc un levier d’innovation dont l’agriculture ne peut se passer. Mais travailler avec de nouveaux acteurs demande des compétences, des méthodes de travail et des formes de coordination nouvelles. Il est crucial de les capitaliser, de les parfaire, d’en inventer d’autres et de les diffuser. A mon sens, ce devrait être l’une des priorités majeures de l’INRA d’ici à 2014.
Par ANPP // vendredi 09 avril 2010 // 18:06
Acteur / partenaire agricole
La filière pomme poire au travers de l'Association Nationale Pommes Poires souhaite également contribuer à cette consultation sur les priorités de la Recherche. Les thèmes retenus par les professionnels consultés sont principalement :
- les gains de compétitivté au niveau de la production face aux autres pays producteurs,
- le développement d'itinéraires culturaux techniquement et économiquement fiables afin de diminuer l'utilisation d'intrants.
Par Union nationale des CPIE // vendredi 09 avril 2010 // 18:33
Membre / Représentant d’une association de défense de la nature/environnement
Bonjour,
Merci à l'INRA pour cette initiative qui mérite d'être saluée.
Toutes nos félicitations.
Veuillez trouver ci-joint la contribution du réseau des Centres Permanents d'Initiatives pour l'Environnement (CPIE).
L'Union nationale des CPIE
Par ONCFS // vendredi 09 avril 2010 // 23:29
Agent / Représentant des pouvoirs publics (ministères, agences…)
Bonjour,
Veuillez trouvez une contribution de l'ONCFS (paroles d'acteurs) à votre réflexion sur les perspectives de recherche de l'INRA (cf. fichier attaché).
En espérant que cela vous sera utile, recevez mes cordiales salutations.
Pierre MIGOT
Directeur des études et de la recherche
Office national de la chasse et de la faune sauvage
Par Les Verts // samedi 10 avril 2010 // 17:30
Autre
Les commissions thématiques nationales "Agriculture et ruralité" et "Recherche" des Verts ont élaboré en commun un positionnement en réponse à la consultation INRA 2014, que vous trouverez ci-joint.
Reponse-Verts-a-la-consultation-INRA-2014.pdfPar FranceAgriMer // samedi 10 avril 2010 // 18:55
Agent / Représentant des pouvoirs publics (ministères, agences…)
Vous trouverez ci joint la contibution de FranceAgriMer à cet exercice utile et interessant de travail concerté sur les orientations de recherche.
FranceAgriMer souhaite mettre en avant quatre demandes principales
- L’étude générale des modifications des systèmes agro alimentaire (production, transformation, commerce) dans un contexte de nouvelles attentes et de nouvelles concurrences ;
- L’étude spécifique de la compétitivité comparée des filières de production dans ce nouveau contexte ;
- Un besoin de travail sur les processus de transformation alimentaire, sur l’adaptation des produits aux demandes ;
- un travail méthodologique sur les question d’économie agricole et alimentaire en particulier sur les méthodes applicables en matière d’orientation des filières.
cf fichier joint
Par ITAB // samedi 10 avril 2010 // 19:43
Acteur / partenaire agricole
Veuillez trouver ci-joint la contribution de l'ITAB à la consultation de l'INRA sur les priorités scientifiques 2010-2014.
Alain Delebecq, Président de l'ITAB
Par Louis-Marie Broucqsault, FNAMS // samedi 10 avril 2010 // 20:40
Acteur / partenaire agricole
Merci à l’INRA, au nom des Agriculteurs Multiplicateurs de Semences, de réaliser ce blog de consultation auprès de la société civile.
La production de semences de qualité est essentielle pour à la fois sécuriser notre alimentation et atteindre les objectifs du Grenelle de l’environnement.
Concernant la filière semences, deux enjeux majeurs vis-à-vis de la recherche publique ont été identifiés pour répondre aux objectifs d’une agriculture durable en France et en Europe :
Le premier enjeu est la maitrise des bioagresseurs dans les cultures. Pour lutter convenablement contre ceux-ci, il convient de savoir les caractériser tant du point de vue de leur détection (diagnostic) que de leur biologie et de leur épidémiologie. Nous constatons aujourd’hui une difficulté d’expertise qui pourrait croitre dans les années à venir. Or, cette expertise s’avère absolument nécessaire pour concevoir une protection phytosanitaire intégrée s’inscrivant dans les systèmes de production futurs.
Le deuxième enjeu concerne la qualité physiologique des semences, notamment vis à vis de la germination et de la croissance des plantules. Une semence de qualité est en effet un levier puissant pour la réussite agronomique des cultures. Une amélioration significative des connaissances scientifiques dans ce domaine serait déterminante pour atteindre les objectifs économiques et environnementaux de l’agriculture de demain.
Par africain // samedi 10 avril 2010 // 23:12
Citoyen intéressé par les enjeux de recherche
Je suis surpris de voir l' énorme différence d' acceptation des OGM qu' on trouve d' une part en France (et quelques autres pays comme la Grèce et l'Autriche) et d'autre part dans d'autres pays: USA, Amérique du sud, Afrique du sud, Chine, et Inde (même s' il y a encore débat en Inde).
Il semble bien qu' il y ait en France un problème d' expérience historique (sang contaminé, vache folle etc. ) juridique (principe de précaution constitutionnel) qui déborde sur ce problème. Autre exemple : une peur du risque (vaccin hépatite) qui se retourne contre le citoyen non vacciné de ce fait. Evidemment, on peut dire que les Français ont raison, et les autres tort, mais c'est quand même assez improbable.
Il se pourrait donc bien qu 'en décidant a priori de se priver des OGM secrétant un insecticide naturel, biodégradable (et accepté en agriculture bio), la France commette une erreur néfaste pour les citoyens, laissant subsiter les insecticides chimiques.
Il est donc essentiel de continuer avec détermination les études et recherches sur les dangers éventuels des OGM pour la santé et l'environnement.
Réponse :Pour ce qui est de votre remarque sur la différence d'acceptation / acceptabilité des OGM selon les pays, plus généralement la question de l'acceptation / acceptabilité différentielle des risques selon les pays, je vous invite à consulter (notamment) les résultats des travaux de recherche menés au sein des deux départements SAD (http://www.inra.fr/sciences_action_developpement/ ) et SAE2 (http://www.inra.fr/esr/ ), plus spécifiquement au sein de leur unité commune (unité SENS : http://www.inra-ifris.org/ ), sur cette question.
Bien cordialement
Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA
Par INRA Toulouse // lundi 12 avril 2010 // 08:39
Personnel / scientifique de l’INRA
Contribution du Conseil scientifique du centre INRA de Toulouse
CSC-Toulouse.pdfPar Terre d'Abeilles // lundi 12 avril 2010 // 09:32
Membre / Représentant d’une organisation non gouvernementale
TERRE D’ABEILLES (ONG) préconise à l’INRA :
• D’orienter ses programmes de recherche en toute indépendance, en faveur d’une agriculture durable, respectueuse de la santé humaine et animale et de l’environnement. La sécurité alimentaire, sanitaire et environnementale devant être sa priorité, au détriment de toute autre considération.
• De développer des programmes ambitieux et pertinents visant à inverser la tendance et éviter l’usage de la technologie agro-chimique - contraire à toute notion d’agriculture durable, en faveur :
- De l’agriculture biologique
- De méthodes de culture alternatives, rotation des cultures, privilégiant la lutte intégrée, la chimie verte, etc…
- Du développement de cultures mieux adaptées à nos territoires, moins consommatrices d’eau, d’intrants, etc…
- Et de la réintégration des abeilles en tant qu’auxiliaires naturels et irremplaçables des cultures…
Ce, dans l’intérêt économique des agriculteurs (impact des abeilles sur l’économie agricole : > 30% du CA. Pollinisation = augmentation des rendements et amélioration de la qualité de bon nombre de productions : fruits – légumes – oléagineux – protéagineux …), et en faveur de la restauration de la biodiversité.
En pièce-jointe : l’ensemble des préconisations de Terre d’Abeilles.
Nous saluons l’initiative d’ouverture de l’INRA et proposons à Mme Marion GUILLOU et M. Hervé GUYOMARD d’envisager conjointement une rencontre avec les représentants de l’INRA et des apidologues et scientifiques spécialistes de l’abeille, afin de pouvoir présenter plus concrètement nos propositions.
Béatrice Robrolle-Mary,
Présidente de TERRE D’ABEILLES
Asso. loi 1901 déclarée d’intérêt général Actrice du Grenelle de l’Environnement et auteure du dossier, co-signé par la Fondation Nicolas Hulot : « Stopper le déclin de l’entomofaune pollinisatrice et mettre en œuvre un plan de relance de l’apiculture »
www.sauvonslesabeilles.com
Par ASTREDHOR // lundi 12 avril 2010 // 11:49
Membre de la communauté scientifique (nationale ou internationale) hors INRA
Réaction de l’Astredhor aux propositions de priorités ‘’Inra 2014’’
Madame la Directrice Générale,
Nous ne pouvons que nous réjouir de la consultation que votre Institut a ouvert et vous féliciter de cette initiative.
Des priorités scientifiques identifiées pour les prochaines années, a priori, apporteront globalement des réponses aux enjeux actuels. Ces priorités semblent bien correspondre aux attentes de la société et des acteurs de l’agriculture, et plus particulièrement pour ce qui nous concerne, l’horticulture.
Notre réaction à cette consultation porte plus particulièrement sur notre crainte que les travaux qui seront développés, ne concerneront que peu, voir pas, notre secteur d’activité.
En effet, si les grands secteurs de l’agriculture sont au cœur d’enjeux indéniables, pour l’alimentation et la santé humaine, la production d’énergie (…), des secteurs ‘’mineurs’’ comme celui de l’horticulture ne reste pas moins des secteurs porteurs d’espoirs économiques (8ème secteur sur 19 avec 4,4 % du C.A. des productions pour 0,07 % de la SAU agricole nationale) et sociaux (13 % de la M.O. permanente agricole).
? De fait, nous soutenons la priorité 1 des orientations Inra 2014, pour laquelle nous nous sommes nous même inscrit depuis plusieurs années, mais avec peu d’appui scientifique. L’énoncé dans cette priorité, de renforcer les compétences de l’Inra en ingénierie de transfert, de développement et d’adhésion de partenaires du développement, nourrissent notre espoir de pouvoir accéder plus amplement à des travaux de recherche dans le domaine de cette priorité.
Dans ce sens, les objets de recherche développés sur le système serre horticole, pourraient être élargies à toutes les composantes du système considéré, pour développer des approches systémiques complètes.
Pour les autres systèmes, hors sol de plein air et de pleine terre, le développement de stratégies de gestion intégrée nécessiterait le renforcement d’équipes qui travaillent sur des systèmes proches (Avignon, Alenya) pour accueillir et répondre à nos questionnements.
Sans attendre que les équipes soient mandatées pour travailler directement sur l’amélioration des espèces horticoles, le maintien d’équipes d’accueil pour l’encadrement d’agents du développement qui œuvrent à la sélection ou au développement de méthodologies génériques d‘amélioration des espèces horticoles, doit être affirmé dans les perspectives de la priorité. Ce soutient nous est d’autant plus important que des objectifs de réduction d’intrants et notamment de pesticides sont d’ores et déjà fixés (Ecophyto 2018).
Le développement de stratégies alternatives et ou intégrées, doit pouvoir conjointement s’appuyer sur des connaissances approfondies pour ce qui concerne les bio-agresseurs, les auxiliaires et le comportement des plantes aux facteurs biotiques et abiotiques, ce qui appelle ici aussi des référents scientifiques qui sont hélas de moins en moins nombreux.
? La priorité 6, qui prévoit notamment de favoriser des approches intégrées de modélisation, nous donne des espoirs d’appui méthodologiques pour le développement de telles approches sur nos systèmes de culture.
En effet, si nous avons la velléité de développer des modèles de nos systèmes de culture, c’est pour notamment mieux identifier l’implication de la variation d’une des composantes de ce système sur le produit final, la plante horticole ; pour mieux contrôler les intrants dans ces systèmes ; pour identifier des systèmes alternatifs.
Là aussi, la connexion entre nos équipes et les experts de ces travaux au sein de l’Inra seront à trouver.
En conclusion, nous retrouvons bien les questions de recherche qui nous occupent parmi les énoncés des priorités ‘’Inra 2014’’, avec une attente de l’accès aux travaux qui seront développés. Peut être que pour les travaux qui concernent l’horticulture, notre institut pourrait être associé aux réflexions qui conduisent à la définition des objets de recherche. La compréhension des travaux et de leurs résultats, l’adéquation des références avec les besoins du secteur, en serait probablement améliorées. La communication systématique et volontaire des chercheurs vers notre institut permettrait d’améliorer ce transfert.
Vous souhaitant bon travail, nous vous prions, Madame la Directrice Générale, de recevoir nos sincères salutations.
Pierre HABERSCHILL
Vice-Président de l’Astredhor
Par Legave Jean-Michel // lundi 12 avril 2010 // 15:22
Personnel / scientifique de l’INRA
La contestation d'une implication majeure des activités humaines sur les évolutions climatiques, le réchauffement en particulier, se développe de plus en plus; les médias en faisant de larges et fréquents échos actuellement. L'expertise du GIEC est aussi contestée au niveau des évolutions climatiques elles-mêmes (par exemple, de plus en plus fréquemment, on peut lire ou entendre que les accroissements de température ne sont pas prouvés scientifiquement). Il en est de même pour les impacts associés.
Cette contestation est sans doute une preuve de grande démocratie, mais elle a de quoi fortement troubler (et démobiliser) bon nombre de français quant à la réalité des changements climatiques et de leurs conséquences en terme d'adaptation.
En lançant un programme Agriculture et changement climatique dans ce contexte, l'INRA ne doit-il pas se prononcer sur cette contestation ?
Peut-être cela a-t-il été déjà fait d'une façon ou d'une autre, mais sans doute cela est à poursuivre, car en tant que chercheur travaillant (modestement) sur les impacts associés au changement climatique, je ressens des doutes progresser sur la solidité de la question au sein même du personnel INRA et du monde professionnel qui nous est proche.
Réponse :Le débat scientifique est nécessaire, et c'est ainsi que la science progresse. La contestation des travaux du GIEC par bon nombre de climato-septiques, dont le plus « célèbre » d'entre eux, ne se pose malheureusement pas en ces termes, relevant davantage, si ce n'est exclusivement parfois, d'un objectif de médiatisation des porteurs de la contestation. C'est regrettable, tout comme est regrettable leur publicité via les grands médias généralistes malheureusement plus intéressés par le sensationnel, c'est-à-dire l'opposition, que par les débats de fond, il est vrai moins « alléchants » et plus difficiles « à vendre » (ce n'est heureusement pas le cas de tous les médias). C'est d'autant plus regrettable qu'un effet collatéral de cette médiatisation pourrait être de freiner la critique constructive des travaux du GIEC, critique constructive pourtant indispensable à leur progression. Pour ce qui est de l'INRA, soyez rassuré, la question du changement climatique, de l'adaptation de l'agriculture et de la forêt à ses effets, de la réduction des émissions agricoles de GES, etc. est une priorité affirmée et réaffirmée.
Bien cordialement
Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA
Par Chaplain Véronique // lundi 12 avril 2010 // 17:57
Personnel / scientifique de l’INRA
ci joint le fichier
contenant quelques réflexions sur le caractère pluridisciplinaire des recherches et le rôle dles partenariats académiques entre autres
Par Daniel Chicouène // lundi 12 avril 2010 // 19:11
Autre
En tant que naturaliste et botaniste, ayant contribué à de nombreux colloques de l'INRA, je reviens sur des thèmes qui ont finalement été écartés par les dispositions finales du Grenelle de l'Env.
Du point de vue des biodiversités et de la protection de l'environnement (sols, eau), surtout en regard de dégats de l'agriculture biologique, j'estime capital des recherches sur l'intéret et les possibilités de productions végétales :
- sans amendements CALCAIRES : menaçant les taxons spontanés acidophiles, favorisant des mauvaises herbes redoutables (grands Rumex, Cirse des champs, vulpin des champs,...), favorisant la fixation de l'azote alors que le sol est souvent nu (pour la lutte mécanique en plein contre divers ennemis des cultures)
- sans CUIVRE, polluant redoutable pour les invertébrés du sol, s'accumulant...
Par Daniel Chicouène // lundi 12 avril 2010 // 19:44
Autre
PROBLEME DES PUBLICATIONS VIA INRA.
Dans le domaine des productions végétales qui est le mien, je suis révolté par différents aspects des publications :
1- presque toutes les publications des chercheurs sur PUBINRA par ex. ne peuvent etre consultées librement en ligne : c'est quasiment toujours payant pour les résultats originaux.
2- l'actuelle revue de l'INRA "Agronomy for Sust. Dev." n'accepte plus que de l'anglais et publie en majorité des articles qui ignorent les travaux de l'INRA ou publiés dans les colloques de l'INRA, ou faits en France.
3- l'absence de résumé annuel (consistant) des résultats de l'INRA dans tous ses domaines, et accessible au public et aux agriculteurs.
Réponse :Beaucoup d'éditeurs relevant de la sphère privée, l'accès aux articles de leurs journaux et revues est effectivement payant. En passant, c'est pour diminuer le pouvoir de marché de ces éditeurs privés que les scientifiques ont développé, à leur initiative, des journaux électroniques librement accessibles sur internet. Mais comme il n'est pas de mon pouvoir de changer le modèle économique qui nous gouverne, la solution pratique que je vous proposerai est de contacter directement le ou les chercheurs auteurs des articles qui vous intéressent de sorte qu'ils (elles) vous adressent un tiré à part de leurs publications (les résumés et adresses des auteurs sont accessibles librement, même quand il s'agit de journaux / d'articles payants). Pour ce qui est du point 2, il faut accepter que l'anglais est aujourd'hui la langue de travail et de communication des scientifiques du monde ; ne pas l'accepter et se limiter à la langue française (comme toute langue autre que l'anglais) reviendrait à couper les scientifiques français / francophones de la communauté scientifique internationale, essentiellement anglophone ou du moins qui travaille en anglais. Mais, et cela fait écho au point 3 de votre message, je reçois votre message essentiellement comme une demande d'articles / d'informations de transfert et de vulgarisation des résultats des recherches à destination d'un public averti (i.e., les partenaires socio-professionnels). Dans cette perspective, tout en acceptant votre critique, je vous invite néanmoins à consulter à l'adresse suivante (http://www.inra.fr/ciag ) les différents numéros des Carrefours de l'innovation agronomique (CIAG) : les articles proposés correspondent à des présentations des chercheurs précisément dans le domaine qui est le votre, les productions végétales, dans un objectif de transfert et de diffusion des résultats des recherches. Par ailleurs, une information très riche est disponible sur le site internet de l'INRA, et ses déclinaisons par département de recherche et par centre de location. Mais je vous le concède volontiers, l'information n'est pas toujours facile à dénicher. Un nouvel internet est en cours de construction, mais il vous faudra patienter encore quelques mois. Enfin, pour des questions précises, vous pouvez aussi utiliser le formulaire de contact proposé sur le site Inra (http://www.inra.fr/formulaire_de_contact ).
Bien cordialement
Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA
Par serge vernet // lundi 12 avril 2010 // 21:59
Acteur / partenaire agricole
peut on esperer dans un avenir proche d'avoir acces a des solutions agronomiques non plus tout chimiques mais qui allie des solutions naturelles et stimulation biologiques (bacteries ,champignons ,algues etc)
et pour ce qui concerne les semences va t'on enfin un jour regrder ce qui se passe ailleurs meme si ca choque nos societes semencieres:par exemple des varietes adaptees au sec et aux conditions difficilles elaborees dans des regions plus au sud que nos latitudes
Par Anonyme // mardi 13 avril 2010 // 09:32
Personnel / scientifique de l’INRA
Félicitations pour cette initiative.
Je me demande comment il sera possible d'aboutir à "un renforcement des compétences de l'institut en ingénierie" et à une "mobilisation conjointe de très nombreuses disciplines dans le cadre d'actions intégrées et systémiques". Ce dernier type d'actions ressemble d'ailleurs souvent à un pur affichage imposant un gros travail de coordination sans permettre d'obtenir plus qu'une somme de projets indépendants.
Cordialement.
Réponse :Le défi des programmes que nous mettrons en œuvre dans le cadre des priorités ici soumises à consultation est effectivement qu'ils ne soient pas seulement une addition de projets indépendants qui ne seraient que des briques, même si celles-ci sont indispensables. Le défi est de construire le mur, si possible la maison, dans le cadre de programmes et de projets qui devront concilier au mieux le top down (expression de la demande, ie des objectifs) et le bottom up (expression de l'offre, ie des compétences). Les trois premiers programmes que nous avons d'ores et déjà lancés (métagénome des écosystèmes microbiens, gestion intégrée de la santé des plantes, adaptation de l'agriculture et de la forêt au changement climatique) sont des programmes d'apprentissage au sens où ils nous permettent de travailler sur une base concrète correspondant à trois contextes différents cette question du mariage optimal du top down et du bottom up. Dans cette perspective, il est clair que l'appel d'offre urbi et orbi n'est pas la solution adaptée. En tout état de cause, car la difficulté s'applique aussi aux questions d'ingénierie et à celles de la pluridisciplinarité et de l'intégration, il nous faut progresser sur les différents points que vous mentionnez pour répondre au mieux aux défis de recherches et de connaissances qui nous sont posés. Je n'ai donc pas « la » réponse à vos interrogations mais je peux vous assurer de la volonté, et de la nécessite, de les considérer.
Bien cordialement
Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA
Par Denoroy Pascal // mardi 13 avril 2010 // 10:20
Personnel / scientifique de l’INRA
Bonjour
Je trouve interessant que l'INRA se fasse connaitre par cette consultation et engrange par ce biais des informaiton sur sa perception par une part de la société.
Mais (objectivité scientifique oblige) il faut bien garder à l'esprit les limites de l'exercice
- seule une petite part des fançais en est informée
- une encore plus petite part a assez de temps à y consacrer ... et y attache assez d'importance
- une telle consultation est surtout vue par certaisn activistes comme une façon d'essayer d'imposer leur point de vue et cette consultaton sera ensuite utilisée contre l''INRA sur le theme "on ne tient pas compte des avis de la société" (alors que ce "sondage" n'est justement pas scientifiquement représentatif de la société...)
Il faut surtout que le travail et les orientations de recherche restent pilotés par les gens compétents sur le plan des connaissances agronomiques, environnementales, ... et les chercheurs (pas seulement du corps scientifique sens strict) et que la direction parisienne de l'INRA ne soit pas influencée par les mode qui se font et defont d'année en année sous l'influence de "communicants" incompétents.
Je crois que les priorités 1, 2, 4, 5, 7 restent (en ordre decroissant) les bases de notre activité et que nous devons mettre en avant nos vraies connaissance du mode réel, ce qui est notre point fort face aux universitaires qui noyautent les instance decisionnelles et d'evaluation.
Nos travaux s'inscrivent dans la durée et dans l'espace. Il faut savoir preserver leur continuité (y compris en termes de dotation de base et de personnel) pour aboutir et repondre aux questions ecologiques et agricoles globales.
La tendance actuelle à la programmation à court terme (3 ans) et au gré de la mode est tres mauvaise en terme de durée insuffisante de l'effort, sans compter la terrible deperdition d'energie qui en résulte du fait de la recherche permanente de moyens et des justification (rapports, budgets) à fournir à tout bout de chanp, dans un contexte aggavaé par le manque de personnel gestionnaire. Tout ceci est tres inefficace.
Il faut mettre en avant le resultats des efforts à long terme et mieux faire connaitre leurs fruits à la société en, general, pour faire comprendre et soutenir nos besoins de programes à long terme. Et ne pas rester, en, commuinication, sur le sensationnel à court terme.
Réponse :Nous sommes conscients des limites de l'exercice du blog, mais aussi de ses potentialités. Plus de 200 contributions dont plus de 30 cahiers d'acteurs ne font certes pas du blog un sondage scientifique (ce n'était pas l'objectif). Les premières analyses montrent néanmoins, outre l'intérêt de nos partenaires et de la société de façon plus générale pour une telle consultation, une diversité et une richesse de points de vue qui font que la crainte d'une expression excessive de tel ou tel lobby essayant d'imposer son point de vue (pour reprendre votre expression) est écartée. Nous travaillons actuellement, au-delà des réponses individualisées, à l'analyse globale de toutes les contributions ; cette analyse sera ici présentée de sorte que vous pourrez juger par vous même de la pertinence de cette consultation, de sa richesse et de ses potentialités. Mais permettez moi une remarque critique relative à certains de vos propos que je qualifierai d'effet de mode que par ailleurs vous dénoncez (à juste titre), par exemple le fait que la direction parisienne de l'Inra ne doit pas être influencée par les modes et les communicants que vous qualifiez, dans un jugement définitif, d'incompétents. Acceptez au contraire d'écouter tous les points de vue, y compris donc ceux des communicants, en dépassant les a priori. En d'autres termes, appliquez ici à cette question de la consultation, de la définition des priorités de recherche, de la communication, etc. les principes que vous appliquez, j'en suis certain, dans le cadre de vos recherches : donc acceptez l'écoute et la critique.
Il n'y a pas d'ordre hiérarchique dans les sept priorités ici soumises à consultation. Il serait d'ailleurs intéressant que vous explicitiez le pourquoi de la hiérarchie que vos proposez (et pourquoi les priorités 3 et 6 sont exclues).
D'accord avec vous pour insister sur la nécessité de dépasser le court termisme ; c'est d'ailleurs pour cette raison que les programmes que nous mettrons en œuvre dans le cadre des priorités auront une durée de vie supérieure à 3 ans (avec, naturellement, des révisions / ajustements possibles et même souhaitables en cours de réalisation).
Dernier point relatif au manque de gestionnaires que vous identifiez comme un point critique. Près d'un quart du personnel de l'Inra a une mission d'appui (au niveau des unités, des départements, des SDAR (services déconcentrés d'appui à la recherche) et des DAR (directions d'appui à la recherche). Ce pourcentage doit nous faire réfléchir notamment parce que ledit personnel d'appui ne manque pas de travail. Il nous faut notamment continuer à faire du benchmarking avec d'autres institutions « homologues », nationales et internationales, pour mieux nous situer comparativement et déterminer dans quelle mesure nos spécificités, organisationnelles et territoriales, peuvent expliquer le pourquoi de cette importance quantitative. Ici aussi, il nous faut apprendre des autres et tirer profit des expériences réussies.
Bien cordialement
Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA
Quelle satisfaction de voir que ce site participatif, malgré ses limites objectives et l’incompétence de ses concepteurs, aura su vous convaincre de contribuer librement et qui plus est, de manière très sensationnelle. Prendriez-vous finalement goût à la communication ?
Je serai ravi de vous rencontrer à l’occasion d’un prochain déplacement à Bordeaux.
Jean-François Launay
Directeur de la communication, INRA
Par Parti de Gauche // mardi 13 avril 2010 // 11:46
Autre
Bonjour,
Veuillez trouver en pièce jointe la contribution de la commission agriculture du Parti de Gauche à la consultation organisée par l'INRA.
Bien cordialement,
Laurent Levard
Président de la Commission Agriculture du Parti de Gauche
Par Anonyme // mardi 13 avril 2010 // 17:53
Personnel / scientifique de l’INRA
Je pense que cette 7eme priorité est essentielle, et au coeur de toutes les priorités de l'inra, pas seulement celle concernant la sécurité alimentaire mondiale. Nous regrettons depuis longtemps et il nous est souvent reproché de mener nos recherches sans être adossés à des spécialistes en économie et/ou en sociologie susceptibles d'aider à l'analyse de l'applicabilité de nos résultats de recherche et de leur acceptabilité sociale, notamment par les agriculteurs et les citoyens en général. Il faut donc que l'INRA au delà de positionnement important sur la sécurité alimentaire mondiale, ait une vraie politique d'investissement de moyens (chercheurs et projets) pour que ces liens entre systèmes économiques, politiques et agriculture, environnement, alimentation soient réellement étudiés. La programmation des recherches de l'INRA ne peut pas être trop dépendante de choix politiques qui varient, mais il est de notre responsabilité d'être en mesure de comprendre et d'éclairer les citoyens sur ces relations qui déterminent aussi des choix de sociétés.
Les textes présentés dans ces priorités donnent parfois une image très/trop naïve de la recherche et des chercheurs de l'INRA, comme si un accroissement des recherches et des connaissances était toujours la solution aux problèmes. Par ailleurs ces textes évoquent beaucoup les "ruptures scientifiques" comme s'il n'y avait pas eu de ruptures majeures dans le passé, de l'étude desquelles on pourrait tirer bénéfice pour préparer l'avenir (comme l'étude du climat passé renseigne les modèles pour les simulations du climat futur).
Réponse :Puisque vous êtes un scientifique INRA, vous n'êtes pas s'en savoir que vous avez des collègues économistes et sociologues au sein de l'institut ! Je vous invite donc à consulter leurs travaux et à dialoguer avec eux. Ils vous diront certainement (je suis économiste de formation, nul n'est parfait !) qu'il ne faut pas attendre des sciences économiques et sociales qu'elles désignent / définissent ce qu'il conviendrait de faire ; ce serait trop simple, en outre ce serait très (trop) dangereux. Mais je suis d'accord avec vous sur le fait que nous devons développer davantage les recherches sur la question de l'adoption, de la diffusion, de l'acceptabilité, etc. des innovations dans les trois domaines relevant de notre champ d'intervention (l'agriculture, l'environnement et l'alimentation). Ceci ne doit pas se faire dans un cadre où les sciences économiques et sociales interviendraient in fine dans un objectif « d'applicabilité des résultats de recherche » obtenus par ailleurs, par les autres disciplines ; ceci doit au contraire se faire dès l'initiative de ces recherches « biotechniques » dans le cadre de projets co-construits en évitant l'instrumentation des sciences économiques et sociales. La balle est aussi dans votre camp et dans vos pieds (comme dirait un footballeur que je fus, modestement, il y a maintenant longtemps).
La priorité 7 place effectivement au centre l'interdépendance des défis en affirmant qu'il serait dangereux de n'en considérer qu'un seul, de façon isolée. Ceci est vrai dans les différentes dimensions, dans le temps et dans l'espace. L'accroissement des recherches et des connaissances (ce qui est quand même, du moins me semble-t-il, un objectif légitime pour un institut de recherche tel que l'Inra) doit être compris au sens large, c'est-à-dire y compris dans la dimension assemblage et ingénierie de connaissances aujourd'hui éparses. Et loin de nous l'idée selon laquelle la recherche serait la solution unique à tous les maux ; elle fait néanmoins partie de cette solution.
Bien cordialement
Hervé Guyomard
Directeur scientifique Agriculture, INRA
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Performances économiques, sociales et environnementales de l'agriculture
Risques environnementaux et services écosystémiques (eau, biodiversité…)
Transitions alimentaires
Carbone renouvelable pour la chimie et l'énergie
Agriculture et changement climatique
Capacités de prédiction en biologie et écologie
Sécurité alimentaire mondiale
Par Anonyme // mercredi 27 janvier 2010 // 17:35
Membre de la communauté scientifique (nationale ou internationale) hors INRA
Candidat pour intégrer l'INRA, je découvre ce site consultatif. C'est assez inhabituel. Bravo.